Cette projection à long terme confirme ce que murmurent les proches : le président ne conçoit pas l’après-pouvoir. « Il ne comprend pas quand des collaborateurs ou des élus arrêtent la politique parce que lui kiffe sa vie à l’Élysée », rapporte Beaumont. Le bâtiment lui-même ne lui manquera pas, précise le journaliste. Mais la fonction, elle, demeure irrésistible.
La formule brutale d’un ministre résume cette addiction : « Jamais il ne lâchera parce que la came est trop bonne ». Un aveu qui éclaire d’une lumière crue les calculs présidentiels et dessine les contours d’une ambition sans limite temporelle.
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