📌 Emmanuel Macron et la menace permanente : de la tentative au couteau de 2018 aux slogans de mort du Puy-en-Velay

Posted 1 janvier 2026 by: Admin
Les Menaces Violentes De Décembre 2018 : Quand La Haine S’exprime Sans Filtre
Décembre 2018. La France traverse une crise sociale d’une intensité rare. Emmanuel Macron organise une visite discrète au Puy-en-Velay, espérant apaiser les tensions qui embrasent le pays. Devant la préfecture, l’accueil se révèle d’une violence inédite. Les manifestants rassemblés ne se contentent pas de contester : ils menacent directement le chef de l’État.
« Macron démission », « Crève sur la route », et plus terrifiant encore : « On veut te tuer ». Ces slogans, rapportés par L’Express, franchissent la ligne rouge séparant la contestation légitime de la menace de mort explicite. À l’intérieur du bâtiment, Emmanuel Macron entend ces cris de haine qui résonnent jusque dans les couloirs sécurisés.
Sa réaction, révélée dans l’ouvrage Le Peuple et le Président de Cécile Amar et Cyril Graziani, dévoile une lucidité glaçante : « Ils me tueront peut-être d’une balle, mais jamais d’autre chose ». Cette phrase témoigne d’une conscience aiguë du danger mortel inhérent à sa fonction. Le président accepte la possibilité d’un assassinat physique, mais rejette l’idée d’être détruit autrement.
Cet épisode marque un tournant. La violence désinhibée s’exprime désormais sans détour, transformant chaque déplacement présidentiel en potentiel terrain d’affrontement. La menace n’est plus métaphorique : elle devient concrète, audible, tangible.
Novembre 2018 : La Tentative D’assassinat Déjouée Lors Du Centenaire De L’Armistice
Un mois avant ces menaces au Puy-en-Velay, Emmanuel Macron frôle la mort dans des circonstances encore plus alarmantes. En novembre 2018, lors de la cérémonie commémorant le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le président honore la mémoire des soldats tombés au front. Un moment de solennité nationale qui aurait pu virer au drame.
Les forces de l’ordre découvrent un complot visant à assassiner le chef de l’État en pleine cérémonie officielle. Un groupe d’hommes projette de l’attaquer au couteau, profitant de la foule et de l’émotion collective. L’intervention rapide des services de sécurité déjoue ce plan criminel avant qu’il ne se concrétise.
Questionné ultérieurement par Le Point sur cette tentative d’assassinat, Macron répond avec un détachement troublant : « Non, pas physiquement » lorsqu’on lui demande s’il a eu peur pour sa vie. Il poursuit en évoquant « la violence désinhibée » qu’il a rencontrée « à plusieurs reprises », mais affirme clairement : « Je n’ai pas cette relation à la peur ».
Cette distinction révèle une acceptation réfléchie du danger. Le président établit une séparation nette entre la peur viscérale et la conscience de la mort comme « vieille compagnonne ». Une lucidité philosophique qui lui permet de poursuivre sa fonction malgré les menaces concrètes pesant sur son existence même.
L’Évolution Philosophique Face Au Danger : De De Gaulle À Montaigne
Cette lucidité face à la mort ne relève pas du hasard. Emmanuel Macron a construit au fil des années une réflexion philosophique sur l’exposition inhérente à sa fonction. En 2022, lors de son entretien avec Le Point, il cite De Gaulle pour justifier sa posture : « Il faut protéger la fonction, mais il faut en même temps exposer l’homme ».
Cette citation résume le paradoxe du pouvoir présidentiel. La sécurité maximale doit entourer l’institution, mais le chef de l’État ne peut se réfugier derrière des murailles. Il doit rester visible, accessible, vulnérable. Une contradiction que De Gaulle, lui-même victime de plusieurs attentats, avait parfaitement comprise.
Le président assume cette vulnérabilité en s’appuyant sur Montaigne. « C’est le cheminement de Montaigne », confie-t-il lorsqu’il évoque sa conscience croissante de la mortalité. Pour le philosophe du XVIe siècle, philosopher c’est apprendre à mourir. Macron applique cette maxime à l’exercice du pouvoir : accepter la mort comme compagne plutôt que la craindre comme ennemie.
« À la mort, oui, c’est une vieille compagnonne. Mais la peur, non », précise-t-il. Cette distinction entre conscience et terreur traduit une maturité acquise à travers les épreuves. Les menaces, les complots, les slogans haineux ont forgé non pas une peur paralysante, mais une acceptation sereine du danger qui accompagne chacun de ses déplacements.
Le Poids De La Fonction : Chef D’État Et Chef Des Armées Face À La Mortalité
Cette familiarité philosophique avec la mort trouve son incarnation la plus concrète dans sa fonction de chef des armées. « J’y pense, bien sûr, de plus en plus, même, c’est physiologique », admet Emmanuel Macron avec une franchise rare. Mais il précise immédiatement : « Le rapport à la mort, ces dernières années, je l’ai surtout eu comme chef des armées ».
La dimension existentielle rejoint ici la responsabilité institutionnelle. Honorer les soldats tombés au front, décider d’engagements militaires, accompagner les familles endeuillées : autant d’actes qui confrontent le président à la mortalité d’autrui. Cette conscience diffère radicalement des menaces personnelles subies au Puy-en-Velay ou lors du centenaire de l’Armistice.
C’était précisément lors de cette cérémonie de novembre 2018, destinée à rendre hommage aux morts de la Première Guerre mondiale, qu’un groupe projetait de l’assassiner. L’ironie tragique de cette coïncidence n’échappe pas au président. Alors qu’il honorait le sacrifice ultime de millions de soldats, des individus planifiaient de transformer ce moment de recueillement en scène de meurtre.
Le président ne craint pas la mort pour lui-même, mais il porte le poids de ceux qui meurent sous son commandement. Cette double exposition – personnelle et institutionnelle – forge un rapport unique à la mortalité. La menace directe ne l’effraie plus, mais la responsabilité envers les vies confiées à ses décisions l’habite quotidiennement, transformant la conscience philosophique en fardeau concret du pouvoir.










