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11 septembre 2026
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Emmanuel Macron et la menace permanente : de la tentative au couteau de 2018 aux slogans de mort du Puy-en-Velay

Les forces de l’ordre découvrent un complot visant à assassiner le chef de l’État en pleine cérémonie officielle. Un groupe d’hommes projette de l’attaquer au couteau, profitant de la foule et de l’émotion collective. L’intervention rapide des services de sécurité déjoue ce plan criminel avant qu’il ne se concrétise.

Questionné ultérieurement par Le Point sur cette tentative d’assassinat, Macron répond avec un détachement troublant : « Non, pas physiquement » lorsqu’on lui demande s’il a eu peur pour sa vie. Il poursuit en évoquant « la violence désinhibée » qu’il a rencontrée « à plusieurs reprises », mais affirme clairement : « Je n’ai pas cette relation à la peur ».

Cette distinction révèle une acceptation réfléchie du danger. Le président établit une séparation nette entre la peur viscérale et la conscience de la mort comme « vieille compagnonne ». Une lucidité philosophique qui lui permet de poursuivre sa fonction malgré les menaces concrètes pesant sur son existence même.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

L’Évolution Philosophique Face Au Danger : De De Gaulle À Montaigne

Cette lucidité face à la mort ne relève pas du hasard. Emmanuel Macron a construit au fil des années une réflexion philosophique sur l’exposition inhérente à sa fonction. En 2022, lors de son entretien avec Le Point, il cite De Gaulle pour justifier sa posture : « Il faut protéger la fonction, mais il faut en même temps exposer l’homme ».

Cette citation résume le paradoxe du pouvoir présidentiel. La sécurité maximale doit entourer l’institution, mais le chef de l’État ne peut se réfugier derrière des murailles. Il doit rester visible, accessible, vulnérable. Une contradiction que De Gaulle, lui-même victime de plusieurs attentats, avait parfaitement comprise.

Le président assume cette vulnérabilité en s’appuyant sur Montaigne. « C’est le cheminement de Montaigne », confie-t-il lorsqu’il évoque sa conscience croissante de la mortalité. Pour le philosophe du XVIe siècle, philosopher c’est apprendre à mourir. Macron applique cette maxime à l’exercice du pouvoir : accepter la mort comme compagne plutôt que la craindre comme ennemie.

« À la mort, oui, c’est une vieille compagnonne. Mais la peur, non », précise-t-il. Cette distinction entre conscience et terreur traduit une maturité acquise à travers les épreuves. Les menaces, les complots, les slogans haineux ont forgé non pas une peur paralysante, mais une acceptation sereine du danger qui accompagne chacun de ses déplacements.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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