L’avocate rapporte aussi des « pressions psychologiques », avec notamment la phrase : « Tu accoucheras seule dans ta cellule, le bébé sortira tout seul ». Ces propos sont rapportés dans la plainte et ne sont pas présentés comme établis officiellement.
Expertise médicale, mise en liberté et cellule ventilée demandées
Selon Marie France, l’avocate de Sarah B. a saisi la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté et la Défenseure des droits. Elle demande aussi une expertise médicale en urgence.

La défense réclame la mise en liberté de Sarah B. avant l’accouchement. À défaut, l’avocate demande au minimum une cellule mieux ventilée, un accès permanent à l’eau fraîche et une surveillance médicale renforcée.
L’administration pénitentiaire répond que la prise en charge sanitaire des personnes détenues relève « exclusivement des soignants ». Elle affirme également que Sarah B. « bénéficie d’un suivi médical adapté à son état de grossesse ».
Marie France indique enfin que le centre d’Orléans-Saran dispose d’un quartier « nursery » permettant d’accueillir les mères détenues avec leur bébé jusqu’aux 18 mois de l’enfant, sur décision de l’autorité judiciaire.
Ce que dit le cadre pénitentiaire
Selon Marie France, l’administration pénitentiaire rappelle que les soins des personnes détenues relèvent des soignants. La décision de détention provisoire, comme une éventuelle mise en liberté avant l’accouchement, dépend de l’autorité judiciaire.
La prochaine étape attendue concerne la réponse du procureur de la République à la plainte et l’examen de la demande de mise en liberté avant le terme prévu le 24 août. Les autorités saisies devront aussi déterminer si une expertise médicale urgente est ordonnée et si les conditions de détention de Sarah B. doivent être modifiées rapidement.
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