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3 août 2026
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Expulsion de squatteurs : la facture d’énergie, document indispensable pour éviter la procédure judiciaire longue

Image d'illustration © TopTenPlay
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La Loi Anti-Squat 2023 : Une Arme Efficace Si Vous Connaissez Les Règles Du Jeu

Ce verrou administratif s’est pourtant desserré avec la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023. Ce texte, dit loi anti-squat, a durci les conditions d’évacuation tout en accélérant les délais pour les propriétaires capables de produire le bon dossier. Trois conditions se cumulent désormais : plainte déposée, preuve que le logement constitue votre domicile ou votre bien, et constat d’occupation illicite établi par un officier de police judiciaire, le maire ou un commissaire de justice.

Une fois le dossier complet reçu, le préfet dispose de 48 heures pour répondre. Ce délai ne concerne pas l’ancienneté du squat, contrairement à une idée reçue tenace. Vous pouvez activer la procédure administrative trois semaines ou deux mois après l’intrusion, dès lors que l’effraction reste prouvée. La vraie limite, c’est la complétude du dossier.

Après validation préfectorale, une mise en demeure fixe un dernier délai aux occupants : 24 heures minimum s’il s’agit de votre domicile, 7 jours pour les autres locaux d’habitation. Passé ce délai, l’évacuation par la force publique intervient sans nouvelle attente. En théorie, un propriétaire organisé peut voir les squatteurs délogés en moins de 72 heures totales.

Cette rapidité administrative reste conditionnée à un élément précis, souvent sous-estimé jusqu’au moment où il manque : la preuve matérielle que ce logement n’est pas un simple bien patrimonial, mais un espace de vie réel ou imminent.

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