📌 Expulsion imminente d’une mère de quatre enfants : entre 10 000 € de dettes et un dégât des eaux jamais réparé, qui porte la responsabilité ?
Posted 18 février 2026 by: Admin

Une Famille au Bord du Précipice : le Compte à Rebours Avant l’Expulsion
Le 19 janvier 2026, un avis d’huissier est venu briser le quotidien d’Eva Grand. Mère de quatre enfants, elle vit depuis lors sous la menace d’une expulsion programmée au 19 mars 2026, dans son appartement de la rue du Général-de-Gaulle à Saint-Chamond, dans la Loire.
La procédure judiciaire qui la rattrape est lourde : plus de 10 000 euros de dette locative réclamés par son bailleur, une décision de justice prononcée en décembre 2025 et un compte à rebours qui s’égrène inexorablement. Pour cette famille de cinq personnes, le risque est concret : se retrouver sans toit à quelques semaines de là.
« Et là, c’est la descente aux enfers », souffle Eva Grand. Une formule qui résume à elle seule l’ampleur de la chute — sociale, familiale, psychologique — que représente cette menace d’expulsion. Car derrière les chiffres et les procédures se cache une réalité humaine : quatre enfants dont la stabilité dépend d’une issue judiciaire et administrative encore incertaine.
Comment une famille en est-elle arrivée là ? La réponse se trouve dans une succession d’événements qui, depuis l’emménagement en mai 2022, ont progressivement transformé ce qui devait être un foyer en source de conflits insurmontables.

Aux Origines du Conflit : Dépression, Impayés et un Logement qui se Dégrade
Mai 2022. Eva Grand s’installe rue du Général-de-Gaulle avec ses quatre enfants, convaincue d’y trouver un cadre de vie stable. Quelques mois suffisent pour que la réalité rattrape cette espérance.
Dès l’automne, les loyers commencent à s’accumuler. La locataire invoque une dépression sévère qui plombe sa capacité à faire face à ses obligations financières. Un premier plan d’apurement est négocié avec le bailleur, mais Eva Grand ne parvient pas à le respecter pleinement. Son explication est directe : « Ma priorité, c’étaient mes enfants. »
Cette phrase résume l’arbitrage douloureux auquel elle dit avoir été confrontée — nourrir et protéger ses enfants au quotidien, ou honorer des échéances locatives que sa situation psychologique et financière rendait alors intenables. Un choix qui, sur le papier, se traduit en impayés ; dans les faits, en engrenage judiciaire.
Le bailleur, lui, pointe une réalité différente : les manquements répétés aux plans successifs ont rendu toute sortie amiable progressivement inopérante. L’impayé, antérieur au dégât des eaux, constitue selon lui le cœur du litige — et non ses conséquences.
C’est pourtant ce dégât des eaux survenu en juin 2024 qui va transformer une situation déjà fragile en rupture totale, précipitant la famille vers l’épreuve de force judiciaire de décembre 2025.

Le Dégât des Eaux, Point de Non-Retour : un Appartement Insalubre et des Travaux Fantômes
Juin 2024. Alors que la situation locative d’Eva Grand tient déjà à un fil, un dégât des eaux vient fracasser les dernières perspectives de sortie par le haut.
Le plafond cède, l’installation électrique est touchée. L’appartement, déjà fragilisé, bascule dans un état que la locataire qualifie d’insalubre. « L’eau avait tout fait péter », résume-t-elle. Une entreprise mandatée par le bailleur se déplace pour évaluer la situation — et repart sans intervenir, estimant le logement inaccessible. Les travaux ne seront jamais réalisés.
Face à cette impasse, Eva Grand prend une décision radicale : cesser tout paiement. Pour elle, la logique est implacable — régler un loyer pour un logement non entretenu et partiellement inhabitable dépasse l’entendement. Pour le bailleur, ce refus de paiement aggrave une dette déjà constituée bien avant l’incident.
La justice tranche en décembre 2025 sans ambiguïté : plus de 10 000 euros de dette sont officiellement actés, et l’expulsion prononcée. L’avis d’huissier tombe le 19 janvier 2026. Eva Grand se retrouve face à une décision judiciaire qui ne prend pas en compte — du moins à ses yeux — les conditions réelles de son logement.
Cette rupture totale entre les deux parties pose désormais une question centrale : qui peut encore intervenir pour éviter que cinq personnes se retrouvent sans toit ?

Démarches Désespérées et Bailleur Impassible : qui Peut Encore Éviter le Pire ?
La question posée par le jugement de décembre 2025 est désormais celle d’une course contre la montre. Eva Grand ne reste pas les bras croisés : depuis la signification de l’huissier, elle multiplie les recours avec une énergie inversement proportionnelle aux réponses obtenues.
CCAS, élus locaux, bailleurs sociaux, bailleurs privés — toutes les portes sont frappées. Elle dépose également un dossier Dalo, ce recours légal permettant aux ménages en situation de détresse de faire valoir leur droit au logement opposable. Mais les délais de traitement se comptent en mois, et l’échéance du 19 mars n’attend pas.
Au cœur du bras de fer, une condition ferme : Eva Grand refuse de régler les 307 euros mensuels réclamés tant qu’aucun relogement ne lui est proposé. « Tout ce que je demande, c’est d’être mutée dans un nouvel appartement », répète-t-elle. Un ultimatum qui bloque toute avancée.
Le bailleur, lui, campe sur une position documentée : « La procédure est engagée de longue date », la dette étant antérieure au dégât des eaux. Il affirme avoir tenté un accompagnement, rendu impossible par le non-respect répété des plans d’apurement.
Une seule nuance tempère l’urgence immédiate : si la date du 19 mars est actée, l’intervention effective des autorités pourrait être repoussée à l’été 2026. Ce sursis technique ne résout rien — il prolonge simplement l’incertitude pour quatre enfants dont la stabilité dépend désormais d’une décision qui échappe entièrement à leur mère.










