Des internautes français sont visés depuis lundi 15 juin 2026 par une campagne de phishing signalée par Signal-Arnaques, selon Midi Libre. Le faux message annonce un prélèvement imminent de 69 euros, prévu ce mardi 16 juin, pour un abonnement qui n’existe pas.
En bref
- —Faux prélèvement annoncé à 69 euros
- —IBAN et BIC affichés dans l’e-mail
- —Une cinquantaine de signalements recensés
Un faux prélèvement de 69 euros annoncé pour ce mardi
Selon Midi Libre, la campagne a été repérée lundi 15 juin par le site spécialisé Signal-Arnaques. Les destinataires reçoivent un e-mail les informant d’un renouvellement d’abonnement de 69 euros, présenté comme devant être prélevé dès le mardi 16 juin.

Le montant choisi joue un rôle central dans le piège. Il est assez élevé pour inquiéter rapidement un particulier, mais suffisamment plausible pour ressembler à un abonnement numérique, sportif ou de loisirs.
D’après Midi Libre, Signal-Arnaques a recensé une cinquantaine de signalements en quelques heures. La page consacrée à cette arnaque dépassait aussi les 10 500 consultations au moment de la publication de l’article.
Le détail qui inquiète : nom, IBAN et BIC apparaissent
La particularité de cette campagne, selon Midi Libre, tient aux informations affichées dans le message. L’e-mail contient les véritables données bancaires du destinataire : son nom, son IBAN et son code BIC.

Cet élément rend l’arnaque plus crédible qu’un message frauduleux classique. Un internaute peut croire à une opération bancaire réelle, surtout si le message semble déjà connaître ses coordonnées de banque.
Plusieurs victimes évoquent une possible fuite de données chez leur opérateur ou leur banque, rapporte Midi Libre. Mais l’origine de ces données n’est pas établie à ce stade, et aucune source citée ne confirme le canal par lequel elles ont été obtenues.
Pourquoi l’IBAN ne suffit pas toujours à voler de l’argent
Un IBAN peut servir à identifier un compte et à recevoir des virements, mais son affichage dans un e-mail frauduleux reste un signal d’alerte. Les autorités et sites spécialisés recommandent de ne jamais utiliser un lien reçu par e-mail pour gérer une opération bancaire ou un abonnement contesté.
De faux clubs nord-américains utilisés pour crédibiliser l’e-mail
D’après Midi Libre, les escrocs usurpent l’identité de vrais country clubs, golfs ou yacht-clubs nord-américains. Les établissements cités dans les messages ne sont pas impliqués, selon l’article.

L’adresse d’expédition reprend le nom de ces structures pour donner une apparence sérieuse au courriel. Le procédé vise à faire croire à une erreur d’abonnement ou à une souscription oubliée.
Le bouton intitulé « Gérer mon abonnement » renvoie ensuite vers une page frauduleuse. Midi Libre indique que cette page se présente comme un espace de désabonnement ou comme un faux service lié à Amazon Prime Video.
Le but décrit par Signal-Arnaques, cité par Midi Libre, est de provoquer un réflexe de panique. Les victimes peuvent alors cliquer sur le lien, transmettre des données sensibles ou contacter un faux service client.
Banque, signalement, opposition : les gestes à faire sans cliquer
Midi Libre relaie plusieurs consignes pratiques : ne cliquer sur aucun lien reçu dans le message, supprimer l’e-mail ou le signaler comme phishing dans sa messagerie. Le site conseille aussi de surveiller les opérations sur son compte bancaire.

Si un prélèvement de 69 euros apparaît, l’article recommande de le contester auprès de son agence. Dans le cas d’un prélèvement SEPA suspect, Service-public.fr rappelle que les opérations non autorisées peuvent être contestées auprès de la banque dans les délais prévus par la réglementation.
Si des informations personnelles ont déjà été transmises après un clic, Midi Libre conseille de contacter immédiatement sa banque. Cybermalveillance.gouv.fr recommande également, pour les cas de phishing, de conserver les preuves utiles et de signaler les messages frauduleux via les plateformes adaptées.
La principale question ouverte reste l’origine des informations bancaires utilisées dans ces e-mails, qui n’est pas établie. Les prochains jours diront si Signal-Arnaques recense de nouveaux signalements et si des prélèvements effectifs de 69 euros sont rapportés par des victimes auprès de leur banque.


