La plus haute juridiction française vient de clore un débat…

La Cour De Cassation Met Fin Au « Droit De Correction » Parental
La plus haute juridiction française vient de clore un débat qui empoisonnait la justice depuis des décennies. Mercredi, la Cour de cassation a tranché : aucun « droit de correction » ne peut justifier des violences éducatives infligées par des parents à leurs enfants. Cette décision historique annule la relaxe prononcée en avril 2024 par la cour d’appel de Metz en faveur d’un père poursuivi pour violences répétées sur ses deux fils mineurs.
L’arrêt frappe par sa netteté. Il met définitivement fin à l’invocation d’un prétendu droit coutumier que certains magistrats continuaient de brandir, s’appuyant parfois sur des jurisprudences remontant à… 1819. La Cour de cassation balaie ces références archaïques d’un revers de main : ni la loi française, ni les textes internationaux, ni la jurisprudence contemporaine ne reconnaissent l’existence d’un tel droit. Le dossier est désormais renvoyé devant la cour d’appel de Nancy, qui devra rejuger l’affaire à l’aune de cette clarification juridique.
Cette décision comble un flou persistant qui permettait à certaines juridictions d’interpréter librement le cadre légal. En réaffirmant l’interdiction absolue inscrite dans la loi « anti-fessée » de 2019, la Cour de cassation met fin aux tolérances locales et aux interprétations divergentes. Les associations de protection de l’enfance, indignées par la relaxe messine, saluent une remise à plat salutaire.

L’Affaire Yves Milla : Un Parcours Judiciaire Contradictoire
Le cas qui a déclenché cette mise au point judiciaire illustre les contradictions du système. Yves Milla avait été condamné en première instance par le tribunal de Thionville en 2023 à 18 mois de prison avec sursis probatoire et au retrait de l’autorité parentale. Les faits reprochés, commis entre 2016 et 2022, étaient précis : fessées, gifles, insultes, tirage par le col sur ses deux fils mineurs.
Un an plus tard, coup de théâtre. La cour d’appel de Metz relaxe purement et simplement le père de famille. Sa motivation ? L’existence d’un « droit de correction » parental autorisant les violences sous trois conditions : absence de dommage à l’enfant, proportionnalité au manquement commis, caractère non humiliant. Cette interprétation créative du droit a stupéfié les associations de protection de l’enfance, qui y ont vu un retour en arrière « invraisemblable ».
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