
C’est chez Guy C. qu’ils trouvent l’adolescente. Enfermée dans une pièce minuscule, amaigrie, elle n’a pas mis les pieds dans une école depuis son arrivée en France, deux ans plus tôt. Aucun médecin non plus. En revanche, Guy C. percevait des allocations de la CAF en tant que parent isolé.
Sur les supports numériques saisis, les enquêteurs découvrent des vidéos de l’enfant endormie, en sous-vêtements, avec des plans insistants sur son sexe. Selon plusieurs médias, des analyses capillaires révèlent des traces de somnifères, de cannabis et parfois de cocaïne dans son organisme. Devant les enquêteurs, l’adolescente dira se sentir comme un simple «jouet».
Aujourd’hui, la jeune fille a été confiée à l’Aide sociale à l’enfance dans un autre département. Elle est scolarisée, apprend le français et recommence lentement à vivre.
Une reconnaissance de paternité aux Philippines pour contourner la loi
Comment Guy C. a-t-il pu amener cette enfant en France ? En 2018, il l’a reconnue comme sa fille aux Philippines, devant un notaire local. Cette reconnaissance a ensuite été validée par l’ambassade de France. «Grâce à cette reconnaissance de paternité, signée auprès d’un notaire local et validée par l’ambassade de France, il a pu obtenir un passeport pour la fillette, et l’emmener dans l’Aude, en toute légalité», rapportent nos confrères, cités par Le Parisien.
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