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25 août 2026
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Finistère : Une assistante familiale radiée à vie après avoir attaché une fillette de 2 ans dans son lit

Lorsque les gendarmes franchissent le seuil du domicile de Lannilis,…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

L’Intervention Des Gendarmes Et La Découverte Du Calvaire

Lorsque les gendarmes franchissent le seuil du domicile de Lannilis, dans le Finistère, la scène qui s’offre à eux glace le sang. Une fillette de 2 ans, placée par l’Aide sociale à l’enfance, gît attachée pieds et poings liés à son lit. Pas de matelas, juste un sommier nu. Ce n’est pas un accident, ni une mesure exceptionnelle : cette enfant subissait quotidiennement ce traitement inhumain.

Les enquêteurs reconstituent rapidement le calvaire. Dans la journée, la petite était régulièrement ligotée sur ce lit sans matelas. Quand ses pleurs devenaient trop insistants, l’assistante familiale la sortait sur le balcon, seule, pour obtenir le silence. Parfois, elle préférait lui jeter des verres d’eau au visage. Des méthodes qui transformaient cette maison d’accueil censée protéger l’enfant en chambre de torture.

C’est la propre fille de l’assistante familiale qui brise l’omerta. Son signalement permet aux autorités d’intervenir avant que l’irréparable ne se produise. Une dénonciation courageuse qui révèle l’ampleur des maltraitances systématiques infligées à une enfant déjà fragilisée par son placement. La confiance accordée par l’ASE à cette femme de 44 ans, rémunérée depuis neuf ans pour accueillir des mineurs vulnérables, venait de voler en éclats.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Condamnation : Entre Justice Et Clémence

Le couperet tombe jeudi au tribunal correctionnel de Brest. Un an de prison avec sursis pour la femme de 44 ans. Une peine qui surprend : elle représente exactement la moitié des réquisitions du parquet, qui avait réclamé deux ans ferme une semaine plus tôt. Entre les faits établis et la sentence prononcée, l’écart interroge sur la proportionnalité de la réponse judiciaire face à de telles maltraitances.

Le tribunal assortit néanmoins cette condamnation d’une interdiction définitive d’exercer les professions d’assistante maternelle ou familiale. Une mesure qui met fin à neuf années d’activité rémunérée par l’Aide sociale à l’enfance. Pendant presque une décennie, cette femme a perçu l’argent public pour protéger des enfants vulnérables. Jusqu’à ce que la spirale de la violence ne s’installe.

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