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25 juin 2026

Finistère : Une assistante familiale radiée à vie après avoir attaché une fillette de 2 ans dans son lit

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La Condamnation : Entre Justice Et Clémence

Le couperet tombe jeudi au tribunal correctionnel de Brest. Un an de prison avec sursis pour la femme de 44 ans. Une peine qui surprend : elle représente exactement la moitié des réquisitions du parquet, qui avait réclamé deux ans ferme une semaine plus tôt. Entre les faits établis et la sentence prononcée, l’écart interroge sur la proportionnalité de la réponse judiciaire face à de telles maltraitances.

Le tribunal assortit néanmoins cette condamnation d’une interdiction définitive d’exercer les professions d’assistante maternelle ou familiale. Une mesure qui met fin à neuf années d’activité rémunérée par l’Aide sociale à l’enfance. Pendant presque une décennie, cette femme a perçu l’argent public pour protéger des enfants vulnérables. Jusqu’à ce que la spirale de la violence ne s’installe.

La clémence du tribunal s’explique peut-être par le profil de la prévenue : divorcée depuis 2021, elle élevait seule six enfants dont trois placés. Mais cette circonstance atténuante ne suffit pas à effacer l’image de cette fillette ligotée à son lit. D’autant que les enquêteurs ont révélé l’existence d’autres victimes. Un garçon abandonné et placé chez elle a également subi des coups de poing, des coups de pied et des enfermements répétés. La maltraitance n’était pas un dérapage isolé, mais un système.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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Un Système Familial Sous Pression Et D’autres Victimes

La maltraitance révèle souvent un effondrement personnel avant d’être un choix délibéré. Maëva Kong A Siou, l’avocate de la prévenue, décrit « une accumulation, une spirale dans laquelle elle s’est laissé asphyxier ». Divorcée depuis 2021, cette femme de 44 ans élevait seule six enfants dont trois placés. L’épuisement professionnel, doublé de difficultés personnelles écrasantes, aurait progressivement transformé la famille d’accueil en piège pour les enfants vulnérables censés y trouver refuge.

C’est précisément après son divorce que les premiers signalements de violence ont émergé. Un garçon abandonné et placé chez elle a livré un témoignage glaçant aux enquêteurs : « Tata faisait ça parce qu’elle était fatiguée. Elle me tapait, me donnait des fessées, m’enfermait dans ma chambre. » Des mots d’enfant qui rationalisent l’irrationnel, cherchant à comprendre pourquoi celle qui devait le protéger le frappait à coups de poing et de pied.

Les violences ne ciblaient pas une seule victime mais s’étendaient à plusieurs enfants placés sous sa garde. La fillette de 2 ans attachée au lit représente le paroxysme d’un système familial qui s’est progressivement désintégré. La défense invoque la fatigue et l’isolement, mais ces explications ne peuvent masquer une réalité : des enfants déjà fragilisés par l’abandon ont subi de nouvelles traumatismes entre les murs censés les sécuriser. La prévenue a présenté ses excuses lors du procès, reconnaissance tardive d’une dérive aux conséquences irréversibles.

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