Flavie Flament traverse une période particulièrement difficile. Quelques jours après avoir déposé plainte contre Patrick Bruel pour viol, l’animatrice apprend que son émission Flavie en France ne sera pas reconduite sur France 3. Une double épreuve qui intervient dans un contexte médiatique et judiciaire sous haute tension.
En bref
- —Flavie en France s’arrête fin juin sur France 3
- —Audiences insuffisantes et économies budgétaires invoquées
- —Flament maintient sa plainte pour viol contre Bruel
Une émission arrêtée après seulement six mois d’existence
Selon les informations du Parisien publiées ce lundi 18 mai, l’émission quotidienne Flavie en France, diffusée sur France 3 depuis novembre 2025, ne sera pas reconduite pour une nouvelle saison. Les derniers épisodes inédits seront diffusés du 22 au 26 juin prochain à partir de 11h20, à l’issue d’un ultime tournage réalisé dans la ville du Château d’Oléron, en Charente-Maritime.

France Télévisions avance deux raisons principales pour justifier cette décision. D’une part, «les sérieuses économies que le groupe public doit faire sur son offre de programmes de la saison prochaine». D’autre part, des audiences jugées insuffisantes : l’émission n’a rassemblé que 138 000 téléspectateurs en moyenne par jour, soit 3,6 % de part de marché, sur les 88 numéros inédits diffusés depuis son lancement.
L’arrêt du programme doit encore être officiellement acté auprès du producteur Jérôme Revons. La décision reste néanmoins ferme du côté de la direction du groupe audiovisuel public.
Une équipe amère face à une décision contestée
Au sein de l’équipe de l’émission, la nouvelle a suscité une vive amertume. «L’émission a seulement 6 mois d’existence puisqu’on n’a démarré qu’en novembre», a regretté un salarié interrogé par Le Parisien. Un délai jugé trop court pour évaluer correctement le potentiel d’un programme.

Un autre membre de l’équipe a tenu à souligner la singularité du format : Flavie en France serait, selon lui, «la seule émission qui parle des régions au niveau national». «Ce serait dommage que ça s’arrête», a-t-il confié, déplorant la disparition d’un programme à vocation territoriale.
L’entourage de Flavie Flament a également réagi avec incompréhension, estimant que cette décision «n’envoie pas un signal très solidaire» envers l’animatrice, qui se trouve au cœur d’une importante tempête médiatique liée à ses accusations contre Patrick Bruel.
Une plainte qui remonte à 1991
Flavie Flament affirme avoir été droguée puis agressée sexuellement par Patrick Bruel en 1991, dans son appartement parisien, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Les avocats du chanteur reconnaissent une «relation épisodique» dans les années 1990, mais nient toute contrainte. L’affaire a déclenché une importante couverture médiatique après le dépôt de plainte de l’animatrice.
Sa plainte pour viol : un témoignage maintenu face aux dénégations
Quelques jours avant l’annonce de la fin de son émission, Flavie Flament s’est exprimée dans un entretien accordé à Mediapart. Elle y répondait aux dénégations des avocats de Patrick Bruel, qui reconnaissent seulement une «relation épisodique», sans contrainte, «dans les années 1990».

Face à ces déclarations, l’animatrice de 51 ans a confié être «absolument sidérée». «Je n’ai jamais entretenu une relation, quelle qu’elle soit, avec lui», a-t-elle affirmé, précisant n’avoir vu le chanteur qu’à de très rares occasions. Elle a également raconté le moment où elle a repris conscience chez lui après avoir accepté un «thé» : «J’ouvre les yeux, je le vois… Il est en train de me remettre mon pantalon.»
Flavie Flament décrit un état de choc intense au moment des faits, survenus en 1991 alors qu’elle n’avait que 16 ans. «Mon corps ne répond pas. Je ne comprends absolument rien de ce qui m’est arrivé», a-t-elle relaté, ajoutant avec gravité : «À 16 ans, ce n’est pas l’âge d’un viol dans un appartement parisien.»
Une démarche assumée pour donner de l’écho aux autres victimes
En brisant le silence, Flavie Flament dit mesurer pleinement les conséquences de sa démarche. «Le prix à payer, je le connais, je l’ai payé déjà une fois et je sais aussi ce qui m’attend», a-t-elle déclaré, montrant une détermination affirmée malgré les répercussions personnelles et professionnelles.


