
Pour financer la poursuite de l’opération, l’exécutif prévoit de soumettre au Congrès une demande de budget supplémentaire pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliards de dollars. Une démarche qui s’annonce politiquement difficile, les démocrates étant attendus dans l’opposition à cette initiative.
La question des stocks est au cœur du débat : les conflits récents, notamment en Ukraine, ont déjà mis en lumière les limites des capacités de production et de réserve de l’industrie de défense américaine, rendant chaque munition de précision d’autant plus précieuse.
Sur le terrain : plus de 5 000 cibles frappées
Selon le Commandement central américain, l’opération a permis de toucher plus de 5 000 cibles en Iran à l’aide de plus de 2 000 munitions. Un ratio qui témoigne de l’efficacité revendiquée des frappes, chaque munition ayant visé plusieurs objectifs.

Au fil de l’avancée des opérations, les forces américaines et israéliennes ont progressivement adapté leur arsenal. Après avoir établi leur supériorité aérienne, elles sont passées des munitions de précision aux stocks plus abondants de bombes à guidage laser pour poursuivre leur offensive à l’intérieur des terres, explique le Washington Post.
L’Iran n’est pas resté passif. Depuis le début du conflit, le 28 février, Téhéran a mobilisé ses armes les plus sophistiquées : des centaines de missiles de croisière Tomahawk et d’intercepteurs de défense aérienne ont été tirés, soulignant la dimension haute intensité de cet affrontement.
Une opération dont la durée reste incertaine
La question de la durée de l’opération «Epic Fury» demeure ouverte. La semaine précédente, Donald Trump évoquait une campagne pouvant s’étendre sur plus d’un mois. Ce lundi, il a tenu un tout autre discours, déclarant à CBS News que l’opération était «pratiquement terminée», invoquant les lourdes pertes subies par l’armée iranienne.

Ces déclarations contradictoires en l’espace de quelques jours reflètent l’incertitude qui entoure l’évolution du conflit et la difficulté à anticiper son dénouement. Elles alimentent également les interrogations sur la stratégie de communication de l’administration américaine.

