
Pour animer l’interview, l’animateur a imaginé un jeu original : il lit à voix haute des déclarations du réalisateur Pierre Salvadori sur chacun de ses acteurs, et les comédiens doivent deviner de qui il est question. Un format propice aux révélations inattendues.
Trahi par ses partenaires : l’habitude des prises multiples révélée
La première déclaration lue par Yann Barthès désigne « un acteur ou une actrice qui réclamait constamment de nouvelles prises ». Avant même que l’animateur ait terminé sa phrase, Anaïs Demoustier et Vimala Pons ont lancé en chœur, sans hésitation : « Gilles ! ». Le plateau a immédiatement éclaté de rire.

Face à cette désignation unanime, Gilles Lellouche n’avait guère d’autre option que de confirmer, sourire aux lèvres. Loin de s’en défendre, il a offert une explication sincère : « J’aimais le personnage, j’aimais le monde dans lequel on était, dans lequel on évoluait. Donc en fait, j’étais pas pressé de terminer, je voulais continuer, encore et encore. »
Pio Marmaï s’est montré compréhensif, assurant que ces demandes de reprises ne le dérangeaient pas. Anaïs Demoustier a précisé la nuance : « Quand Gilles le demande, c’est pas ‘on la refait, c’était nul’, c’est plutôt ‘on la refait’ parce que c’est plaisant à faire. » Un témoignage qui révèle moins un caprice d’acteur qu’un véritable amour du jeu.
Un film d’ouverture, une distinction rare
Être sélectionné comme film d’ouverture du Festival de Cannes représente une distinction rare pour une production française. Ce statut n’implique pas d’être en compétition pour la Palme d’Or, mais confère une visibilité internationale immédiate à l’œuvre et à ses acteurs. Pierre Salvadori, cinéaste français reconnu pour ses comédies romantiques, retrouve ainsi la Croisette avec un casting particulièrement remarqué.
« Rien à foutre » : une boutade qui plonge Barthès dans l’embarras
Yann Barthès a alors poussé le sujet un peu plus loin, demandant à Gilles Lellouche si cette exigence de nouvelles prises variait selon les projets. L’acteur a répondu avec une franchise désarmante : « Il y a des films où j’en ai vraiment rien à foutre », avant d’ajouter aussitôt qu’il plaisantait.

La formule, inattendue dans ce contexte promotionnel, a provoqué un instant de malaise amusé sur le plateau. Yann Barthès, visiblement pris de court, a réagi en cachant son visage sous ses mains, secoué d’un rire embarrassé. Un moment de télévision spontané, à mille lieues des interviews policées habituelles.
L’échange illustre bien le personnage public de Gilles Lellouche : direct, capable de second degré, et peu enclin à formater ses réponses pour les besoins de la communication. Une sincérité qui peut déconcerter, mais qui tranche avec les habituelles lignes de marketing cinématographique.
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