La rupture psychologique ne peut être instantanée après des décennies de vie commune. « Moi, j’ai choisi M. Pelicot. Je l’ai aimé. J’ai fait trois enfants avec lui. On a vécu des drames. On a été heureux », confie-t-elle à RTL. Une phrase qui résume toute la complexité de ce parcours. Cinquante ans de mariage ne s’effacent pas d’un trait, même face à l’innommable trahison.
Aujourd’hui, elle affirme ne plus être dans l’attachement, mais dans la lucidité. « Maintenant, je réalise quand même qu’il a tout détruit. Il nous a trahis. » La visite en prison ne serait donc pas un retour en arrière, mais une manière de clore définitivement le chapitre.
Gisèle Pelicot a également fait le choix de conserver son nom. Une décision qu’elle a justifiée face à Marc-Olivier Fogiel : « Au vu de la couverture médiatique, il m’a semblé important de conserver ce nom publiquement. C’était une manière aussi de rééquilibrer les choses. » Un acte symbolique pour reprendre le contrôle d’une identité que son ex-mari a tenté d’anéantir.
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