📌 Gisèle Pelicot annonce vouloir rendre visite à Dominique Pelicot en prison et dévoile sa nouvelle relation amoureuse
Posted 18 février 2026 by: Admin

Le Temps du Silence Brisé : Pourquoi Gisèle Pelicot Veut Affronter Son Ex-Mari en Prison
Invitée sur le plateau de Quotidien le 16 février, Gisèle Pelicot a posé les mots là où, pendant cinq ans et demi, seul le silence régnait. Face à Yann Barthès, elle a livré une révélation aussi courageuse qu’inattendue : elle veut revoir Dominique Pelicot en prison.
Pendant toute la durée du procès, tout échange direct avec son ex-mari était impossible. « À chaque fois que je m’adressais à lui, je parlais au président de la cour parce que la charge émotionnelle aurait été telle que je n’aurais pas pu aller au bout de ce que je voulais lui dire. » Une protection nécessaire, choisie lucidement, pour tenir jusqu’au verdict.
Mais aujourd’hui, cette distance n’est plus tenable. Ce n’est pas la colère qui pousse Gisèle Pelicot vers cette rencontre — c’est un besoin vital de compréhension. « J’ai besoin d’aller le rencontrer parce que j’ai besoin des réponses. Expliquer pourquoi, comment t’as pu nous trahir à ce point. » Une démarche qui relève moins de l’affrontement que d’une quête intime : mettre des mots sur une trahison que le verdict judiciaire, aussi historique soit-il, n’a pas suffi à expliquer.
L’échéance est envisagée d’ici la fin de l’année. Pas d’urgence, mais une intention ferme. Ce face-à-face qu’elle projette dit une chose essentielle : pour Gisèle Pelicot, la reconstruction ne peut pas s’écrire en contournant les questions restées sans réponse.

Des Réponses Pour Avancer : Ce Que le Procès N’a Pas Pu Offrir
Ce besoin de rencontre révèle une réalité que les procès, même les plus historiques, ne peuvent combler. Car si le verdict a sanctionné les faits, il n’a pas répondu à l’essentiel : le pourquoi. La parole judiciaire et la parole intime sont deux langages distincts — l’un condamne, l’autre explique. Et c’est précisément cette explication qui manque encore à Gisèle Pelicot.
Durant cinq ans et demi, elle a protégé sa résistance en maintenant une distance émotionnelle totale avec son ex-mari. Chaque prise de parole au tribunal passait par le président de la cour, jamais directement vers lui. Une stratégie de survie consciente, qui lui a permis d’aller jusqu’au bout. Mais cette protection a eu un coût : les questions fondamentales sont restées sans réponse.
« Je n’ai pas les réponses aujourd’hui. Et je pense que sur mon chemin de reconstruction, je suis en bonne voie, mais j’ai besoin de ses réponses. » Cette phrase dit tout. La reconstruction n’est pas un état figé — c’est un processus actif, exigeant, qui implique parfois de rouvrir ce que l’on aurait voulu refermer définitivement.
Comprendre la trahison ne signifie pas la pardonner. Cela signifie ne plus en être prisonnier. En choisissant d’aller chercher ces réponses face à face, Gisèle Pelicot transforme une blessure ouverte en acte de reconquête. Une posture qui, sur le plateau de Quotidien, a laissé place à une lumière inattendue dans sa vie.

Jean-Loup, « Une Place Très Importante » : L’Amour Inattendu Qui a Changé Sa Trajectoire
Cette lumière inattendue, Gisèle Pelicot lui a donné un prénom sur le plateau de Quotidien : Jean-Loup. C’est presque en passant qu’elle le mentionne, évoquant une musique qu’ils écoutent ensemble en voiture. Yann Barthès saisit l’ouverture : « On n’a pas parlé de Jean-Loup. » Elle sourit, et ce qui suit désarme.
« Il occupe une place très importante dans ma vie. Lui et ses enfants. » Quelques mots suffisent à mesurer le chemin parcouru. Car derrière cette phrase se cache une histoire de reconstruction à deux, née là où on ne l’attendait pas.
« On était deux âmes cabossées quand on s’est rencontrés et on n’aurait pas pensé une seule seconde tomber amoureux, ni l’un ni l’autre, ni même en avoir envie. » Cette confidence, livrée avec une simplicité bouleversante, dit l’essentiel : l’amour n’a pas été cherché. Il s’est imposé, malgré tout, précisément parce que chacun portait ses propres cicatrices.
« Mais voilà, le parcours a changé nos trajectoires et ça a changé nos vies. » Cette phrase résume à elle seule ce que les épreuves peuvent produire d’inattendu : non pas briser définitivement, mais rediriger. Jean-Loup n’est pas un effacement du passé — il en est, d’une certaine façon, l’une des réponses les plus inattendues. Et Gisèle Pelicot, forte de cet équilibre retrouvé, n’a pas fini de surprendre.

« Je Suis Avertie » : Le Message d’Espoir d’une Femme Qui a Choisi de Faire Confiance à Nouveau
Cet équilibre retrouvé, Gisèle Pelicot ne le tait pas — elle le revendique. Interrogée sur sa capacité à refaire confiance aux hommes après ce qu’elle a traversé, sa réponse ne laisse place à aucune ambiguïté : « Je suis authentique et j’aime faire confiance. Ce n’est pas parce qu’il m’est arrivé cela que cela va se renouveler. »
Derrière cette déclaration, aucune naïveté. Elle ajoute aussitôt : « Maintenant je suis avertie. » Un seul mot qui dit tout : la confiance, oui, mais une confiance lucide, reconstruite sur des fondations nouvelles. Le traumatisme n’a pas effacé sa nature profonde — il l’a transformée, affinée, rendue plus consciente d’elle-même.
Ce positionnement dépasse son histoire personnelle. En affirmant publiquement son refus de laisser le traumatisme dicter sa vision du monde, Gisèle Pelicot adresse un message qui résonne bien au-delà du plateau de Quotidien. Elle incarne ce que la résilience a de plus concret et de plus courageux : non pas oublier, non pas pardonner par obligation, mais choisir activement de ne pas se laisser définir par ce qu’on a subi.
Pour toutes les victimes de violences qui l’ont regardée tenir debout pendant des années, cette prise de parole prend la valeur d’un symbole. Gisèle Pelicot ne se contente pas de survivre à son histoire — elle démontre, par l’exemple, qu’il est possible d’en écrire une nouvelle.










