Pour comprendre
L’affaire dite des viols de Mazan a révélé un système de violences sexuelles commises sur plusieurs années alors que Gisèle Pélicot était droguée à son insu. Le procès, très suivi en France et à l’étranger, a profondément marqué le débat public sur le consentement, la soumission chimique et la place des victimes.
Un témoignage devenu symbole
Depuis le procès, Gisèle Pélicot s’exprime aussi à travers son livre Et la joie de vivre. L’ouvrage revient sur l’affaire, le choc des révélations, le procès d’Avignon et le chemin de reconstruction qu’elle tente de suivre depuis.

Sur RTL, en février 2026, elle avait expliqué qu’elle avait voulu se relever plutôt que se détruire. Elle y décrivait une reconstruction menée sur un « champ de ruines », formule qui dit à la fois l’ampleur du traumatisme et la volonté de reprendre possession de sa vie.
Ses prises de parole publiques ont désormais une double portée. Elles permettent à Gisèle Pélicot de raconter son propre parcours, mais elles donnent aussi une visibilité majeure aux victimes de soumission chimique et de violences sexuelles. Son histoire intime est devenue un point d’appui dans un débat social plus large.
En évoquant Jean-Loup Agopian, Gisèle Pélicot ne cherche pas à refermer brutalement une histoire judiciaire et personnelle d’une extrême gravité. Elle dit plutôt qu’une vie peut continuer à se reconstruire, lentement, avec ses blessures et ses choix. Son témoignage rappelle à la fois la violence de l’affaire de Mazan et la force d’une parole qui refuse de se limiter au statut de victime.
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