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12 septembre 2026
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Gisèle Pélicot raconte le choc au commissariat : « J’ai découvert dix ans de viols en voyant les vidéos »

Le 2 novembre 2020, Gisèle Pélicot se rend au commissariat…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Révélation Au Commissariat : Quand La Vie Bascule En Une Photo

Le 2 novembre 2020, Gisèle Pélicot se rend au commissariat de Carpentras. Elle s’attend à une affaire banale de voyeurisme : son mari Dominique a été interpellé pour avoir filmé sous les jupes de femmes dans un supermarché. Rien ne la prépare à ce qui va suivre.

Un policier la prévient : « Je vais vous montrer des photos et des vidéos qui ne vont pas vous plaire ». Il annonce que son mari vient d’être placé en garde à vue pour viols aggravés et administration de substances nuisibles. Puis il lui tend une photo. Une femme en porte-jarretelles, allongée sur le côté. « Un homme noir est allongé derrière elle, il la pénètre », écrit-elle dans Et la joie de vivre.

« C’est vous sur cette photo », affirme le policier. Elle refuse de le croire. Sort ses lunettes. D’autres images défilent. « Je ne reconnaissais pas les individus. Ni cette femme. Elle avait la joue si flasque. La bouche si molle. C’était une poupée de chiffon ». Elle cherche une explication rationnelle : « C’est un photomontage. L’œuvre de quelqu’un qui en veut à Dominique ».

Le policier insiste. Les meubles. Les lampes de chevet. La chambre. C’est bien la sienne. Puis un chiffre tombe, insoutenable : cinquante-trois hommes seraient venus chez elle pour la violer. « J’ai réclamé de l’eau. Ma bouche était paralysée ». La réalité vient de percuter Gisèle Pélicot avec une violence inouïe.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

L’État De Sidération : Un Cerveau Qui S’Arrête

Dans le bureau du sous-brigadier Perret, Gisèle Pélicot décrit un effondrement intérieur total. « Mon cerveau s’est arrêté », écrit-elle. Face à l’accumulation des preuves photographiques et vidéo, son corps lui-même se paralyse. « Ma bouche était paralysée ». Elle entre dans un état de dissociation, mécanisme de défense psychologique face à un traumatisme dépassant les capacités d’absorption du réel.

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