Le mot d’ordre pour 2027 s’articule autour de deux piliers non négociables : créations d’emplois et revalorisation salariale. Les syndicats appellent le gouvernement à revoir ses choix et « exigent un budget 2027 » inversant la logique actuelle. Leur position ne laisse aucune place au compromis habituel des négociations sociales.
La précision « sans contreparties » mérite attention. Elle signifie un refus catégorique des mécanismes classiques d’échange : pas d’augmentation salariale conditionnée à des réformes organisationnelles, pas de créations de postes assorties de nouvelles missions. Cette ligne rouge traduit une posture de fermeté inhabituelle dans le dialogue social de l’Éducation nationale.
L’intersyndicale FSU, Unsa, CFDT, CGT et SUD affiche ainsi une unité rare sur ces revendications budgétaires. Cette convergence syndicale, de la CFDT réformiste à SUD plus radical, renforce la crédibilité de leurs exigences. Elle témoigne d’un ras-le-bol généralisé qui dépasse les clivages traditionnels du paysage syndical enseignant.
La mobilisation du 31 mars s’inscrit donc dans une stratégie de long terme. Au-delà de la grève ponctuelle, les organisations tentent d’imposer un rapport de force durable pour peser sur l’arbitrage budgétaire de 2027.
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