📌 Guy Roux affirme qu’une femme « est faite pour avoir des enfants » et que le football n’est « pas fait pour les bassins larges » : la polémique enfle après ses déclarations sur le foot féminin
Posted 3 février 2026 by: Admin

Guy Roux Au Cœur D’Une Nouvelle Polémique Sexiste Sur Le Foot Féminin
Fin janvier 2026, Guy Roux a franchi une ligne que beaucoup jugent inacceptable. Dans un entretien accordé au quotidien champenois L’Est Éclair, l’ancien entraîneur de l’AJ Auxerre, 87 ans, a lâché une phrase choc : « Une femme est faite pour mettre des enfants au monde ». Cette déclaration, prononcée en réponse à une question sur le développement du foot féminin, a immédiatement embrasé les réseaux sociaux et relancé un débat brûlant sur le sexisme dans le milieu du football.
La légende bourguignonne ne s’est pas arrêtée là. Elle a développé une argumentation pseudo-physiologique selon laquelle les femmes auraient un bassin plus large, incompatible avec la pratique du football à haut niveau. Selon Guy Roux, le football n’est « pas fait pour les bassins larges » et les meilleures joueuses seraient « taillées comme les garçons ». Plus provocateur encore, il a affirmé que ses anciens joueurs de moins de 14 ans battraient sans difficulté l’équipe première féminine de l’AJA, aujourd’hui leader de D2 avec 26 points. Pour appuyer son propos, il a pointé les affluences limitées en D1 féminine, évoquant des rencontres devant environ 800 spectateurs, comme si la faible fréquentation justifiait le mépris.
Ces propos réduisent les footballeuses à leur anatomie et à leur fonction reproductive, évacuant d’un revers de main leurs compétences, leur travail et leurs performances sportives.

Un Historique De Dérapages Qui S’Accumule
Ce n’est pas la première fois que Guy Roux choque avec ses déclarations sur le football féminin. En mai 2025, lors du jubilé de Djibril Cissé, l’ancien technicien avait déjà franchi la ligne rouge en qualifiant un match de légendes de « beaucoup plus lent », avant d’ajouter : « on dirait un match de football féminin ». Cette comparaison, perçue comme dégradante, avait déjà suscité des critiques. Moins d’un an après, la récidive est plus frontale encore, avec des propos qui ne laissent aucune place à l’ambiguïté.
À 87 ans, Guy Roux reste une figure historique de l’AJ Auxerre, symbole d’une époque où il a porté le club bourguignon au sommet du football français. Ancien consultant respecté, il incarnait une certaine sagesse du banc. Mais ces deux dérapages successifs révèlent un pattern inquiétant : une vision du football figée dans un temps où les femmes n’avaient pas leur place sur les terrains. Ce qui était autrefois considéré comme de simples « sorties maladroites » devient aujourd’hui une tendance préoccupante, symptôme d’un mépris assumé envers les footballeuses.
Le contraste est saisissant entre l’héritage sportif de l’entraîneur et ces déclarations qui entachent sa réputation. Chaque nouvelle sortie alimente un peu plus l’incompréhension d’un public qui peine à concilier la légende du banc avec ces propos d’un autre âge.

Vague D’Indignation Et Contexte Explosif Dans Le Football Français
Les déclarations de Guy Roux ont provoqué une déferlante de réactions sur les réseaux sociaux, où des milliers de messages dénoncent une vision « rétrograde » et « humiliante » des femmes. Mais la polémique prend une dimension encore plus explosive en raison de son timing : elle survient au moment précis où Daniel Bravo, consultant de beIN Sports, vient d’être suspendu pour des propos sexistes visant l’internationale française Gaëtane Thiney. Cette coïncidence troublante donne l’impression d’une série de dérapages coordonnés, révélant un malaise profond dans le milieu du football français.
En l’espace de quelques semaines, deux figures médiatiques ont publiquement dénigré le foot féminin, créant un climat délétère qui interroge sur la persistance du sexisme dans le sport le plus populaire de France. Sur Twitter et Instagram, supporters et journalistes dénoncent un « problème systémique » qui dépasse les individus. Comment expliquer que des professionnels respectés tiennent encore de tels propos en 2026, alors que la FFF affirme vouloir promouvoir le football féminin à tous les niveaux ?
Pour de nombreux observateurs, ces affaires successives ne sont pas des incidents isolés mais le symptôme d’une culture qui peine à accepter la légitimité des femmes sur les terrains. L’indignation grandit d’autant plus que ces paroles surviennent pendant que les joueuses, elles, continuent de performer et de prouver leur niveau.

Le Paradoxe Cruel Pour L’Équipe Féminine D’Auxerre En Pleine Réussite
L’ironie de cette polémique atteint son paroxysme quand on observe la réalité du terrain. Au moment même où Guy Roux affirme que ses anciens U14 masculins battraient sans difficulté l’équipe première féminine de l’AJA, celle-ci domine son championnat de D2 avec 26 points, devant Toulouse et Saint-Malo. Les joueuses auxerroises, fraîchement promues, enchaînent les performances et portent haut les couleurs du club que la légende bourguignonne a bâti pendant des décennies.
Ce contraste saisissant révèle toute la violence symbolique de ses propos. Pendant que ces footballeuses prouvent leur niveau sur le terrain, la figure emblématique du club les ramène à leur anatomie et à la maternité. Leurs victoires sportives, leur première place au classement, leurs efforts quotidiens : tout est balayé par une phrase réduisant leur identité à leur « bassin large » et leur vocation supposée à « mettre des enfants au monde ».
Le paradoxe devient insoutenable pour les supporters d’Auxerre, tiraillés entre l’admiration pour l’héritage de Roux et le respect dû aux joueuses actuelles. Comment célébrer simultanément l’histoire du club et son présent quand sa plus grande légende dénigre publiquement celles qui en écrivent aujourd’hui les pages ? Cette contradiction douloureuse interroge plus largement sur la capacité du football français à honorer son passé tout en construisant un avenir véritablement inclusif, où les accomplissements des femmes ne seraient plus systématiquement minorés ou délégitimés par ceux-là mêmes qui devraient les encourager.










