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16 août 2026
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Hantavirus à bord du MV Hondius : 3 morts, 147 passagers bloqués en mer

Le 2 mai, une ressortissante allemande décède à son tour à bord. Trois morts en moins d’un mois, sur un même navire, pour une maladie aussi rare que l’hantavirus : l’alerte sanitaire devient inévitable.

Au 5 mai 2026, l’Organisation mondiale de la santé recense officiellement sept cas liés au MV Hondius — deux confirmés par analyse en laboratoire, cinq considérés comme suspects. Parmi les personnes encore à bord, un patient se trouve en état critique tandis que trois autres présentent des symptômes légers. L’OMS publie un bulletin d’alerte international, le DON599.

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C’est le nombre de cas liés au MV Hondius recensés par l’OMS au 5 mai 2026, dont deux confirmés en laboratoire et trois décès.

La souche Andes : la caractéristique qui change tout

Parmi la grande famille des hantavirus, la souche Andes occupe une place à part dans la littérature scientifique. Endémique d’Amérique du Sud — principalement en Argentine, au Chili et en Bolivie — elle est la seule souche documentée capable de se transmettre directement d’un humain à un autre, sans passer par un rongeur intermédiaire.

La souche Andes : la caractéristique qui change tout
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette caractéristique distingue fondamentalement la souche Andes des autres variants : dans la grande majorité des cas d’hantavirus recensés dans le monde, la transmission interhumaine est considérée comme exceptionnelle, voire absente. Pour la souche Andes, elle a été observée lors de précédents foyers en Amérique du Sud, principalement entre personnes partageant un espace de vie confiné.

Le cas du couple néerlandais alimente directement cette hypothèse. Les deux époux sont décédés du même pathogène, confirmé en laboratoire, sans que l’enquête ait établi à ce stade un contact évident avec des rongeurs infectés. La transmission d’une personne à l’autre, dans l’espace confiné d’une cabine de croisière, constitue l’une des pistes prioritaires des épidémiologistes.

L’enquête de l’OMS vise précisément à déterminer si d’autres passagers ont été contaminés par voie interhumaine, ou si une source animale commune — présente lors des escales d’Amérique du Sud ou à bord — pourrait expliquer l’ensemble des cas. Plusieurs suspects restent à confirmer biologiquement.

Une souche connue, mais rarement exportée hors d’Amérique du Sud

Le virus Andes est endémique d’Amérique du Sud depuis les années 1990, principalement dans les zones rurales d’Argentine, du Chili et de Bolivie. C’est la seule souche d’hantavirus pour laquelle des cas de transmission interhumaine ont été documentés scientifiquement. Les foyers antérieurs étaient jusqu’ici restés confinés au continent sud-américain, ce qui rend le contexte maritime et international du MV Hondius inédit pour les épidémiologistes.

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