
Son créateur reconnaît lui-même avoir monté l’interface en 48 heures, en saisissant manuellement chaque cas à partir de communiqués officiels et d’articles de presse. Cette méthode artisanale rend les données nécessairement incomplètes et sujettes à des erreurs d’interprétation.
Le média Les Numériques souligne que ces trackers reposent sur la lecture humaine de bulletins d’agences internationales, un processus qui introduit des délais et des risques de confusion entre catégories de cas.
Quand les trackers diffusent des données erronées
Les risques de désinformation liés à ces outils non officiels sont déjà documentés. Le 11 mai 2026, un site affichait deux cas à Barcelone alors que les autorités espagnoles n’avaient confirmé aucun patient sur leur sol.

Cette erreur résultait d’une confusion entre personnes surveillées et cas réels, une distinction pourtant fondamentale dans le suivi épidémique. Elle illustre le danger d’utiliser seule une carte non officielle pour évaluer la situation locale.
Les autorités sanitaires rappellent qu’une telle carte ne doit jamais servir de base pour décider de modifier son quotidien ou juger du niveau de risque dans une ville ou un pays donné.
Foyers surveillés : des cas concentrés, pas une menace généralisée
Derrière chaque point affiché sur une carte se cache avant tout un lieu de diagnostic, souvent directement lié au MV Hondius, et non un danger diffus dans la population générale. Les autorités sanitaires insistent sur ce point : les cas restent concentrés parmi les passagers du navire et leurs contacts proches.

La souche en cause, l’Andes virus, exige des contacts étroits et prolongés pour se transmettre entre personnes. Ce mode de transmission limite considérablement le risque d’une propagation large au sein de la population européenne.

