Face à ce premier cas positif sur le territoire français, le gouvernement a revu ses procédures à la hausse. Les quatre autres passagers français, dont les tests sont revenus négatifs, avaient dans un premier temps vocation à regagner leur domicile pour un isolement de six semaines. Ils restent désormais en « isolement renforcé en milieu hospitalier », a précisé le Premier ministre, sans que la durée de cette mesure ait été communiquée.
Le MV Hondius : chronologie d’une épidémie née en pleine mer
Parti d’Ushuaia (Argentine) le 1er avril 2026 avec environ 175 personnes à bord — passagers et membres d’équipage représentant 23 nationalités —, le navire de croisière néerlandais MV Hondius a traversé l’Atlantique Sud avant de voir apparaître ses premiers symptômes le 6 avril. Le 11 avril, un passager néerlandais de 70 ans décède à bord, mort d’abord attribuée à des causes naturelles.

Le 24 avril, lors d’une escale à Sainte-Hélène, une trentaine de passagers quittent le navire, dont l’épouse du défunt, âgée de 69 ans. Ayant pris un vol vers Johannesburg le lendemain, elle décède deux jours plus tard dans un hôpital de la ville. Le 2 mai, une troisième passagère — de nationalité allemande — perd la vie à bord. Le virus des Andes n’est formellement confirmé par PCR et séquençage génomique que le 4 mai, à l’escale de Praia, au Cap-Vert.
Le navire rejoint Tenerife le 10 mai, où s’engage une opération de rapatriement massive vers les pays d’origine des passagers. Au 12 mai 2026, le bilan s’établit à neuf cas confirmés, deux cas probables encore en attente de résultats, et trois décès, dans six pays différents.
Les 22 cas contacts français : une traçabilité à travers plusieurs continents
Au-delà des cinq passagers directs du MV Hondius, 22 ressortissants français ont été identifiés comme cas contacts de la passagère néerlandaise décédée à Johannesburg. Ils se répartissent en deux groupes distincts, selon les vols qu’ils ont empruntés le 25 avril en même temps qu’elle.

Huit d’entre eux voyageaient sur le vol Sainte-Hélène–Johannesburg. Testés négatifs, ils ont été rapidement placés à l’isolement. Les quatorze autres se trouvaient à bord du vol Johannesburg–Amsterdam du même jour, sur lequel la défunte avait embarqué avant d’en être débarquée pour raisons médicales. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, leur a demandé de se déclarer « au plus vite » auprès des autorités sanitaires françaises.
L’OMS recommande une surveillance active de 42 jours pour les contacts classés à haut risque. Cette gestion à travers plusieurs pays et plusieurs liaisons aériennes illustre la difficulté inhérente au traçage de contacts dans un contexte de voyage international : les chaînes d’exposition potentielle traversent plusieurs continents en quelques heures.
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