Suivez-nous
21 mai 2026

Hôtels : pourquoi le 13, le 4 ou le 17 disparaissent des étages

Dans de nombreux hôtels à travers le monde, certains chiffres sont purement et simplement effacés des panneaux d’étages et des portes de chambres. Derrière cette discrétion se cachent des superstitions profondément ancrées dans les cultures locales. Du 4 chinois au 13 français, en passant par le 17 italien, ces absences en disent long sur nos croyances collectives.

Publicité

En bref

  • Le chiffre 4 est banni dans de nombreux hôtels chinois
  • En France, certains établissements sautent directement du 12 au 14
  • En Italie, c’est le 17 qui est considéré comme funeste

Le chiffre 4, un tabou profondément ancré en Chine

En Chine, le chiffre 4 est associé à la mort. Sa prononciation est en effet très proche du mot désignant le décès dans la langue chinoise, ce qui en fait un nombre redouté dans de nombreuses sphères de la vie quotidienne.

Le chiffre 4, un tabou profondément ancré en Chine
Image d’illustration © Toptenplay

Cette superstition se traduit concrètement dans l’architecture et l’hôtellerie : il n’est pas rare de découvrir des immeubles et des hôtels dépourvus de quatrième étage, le numéro passant directement du 3 au 5. L’objectif est d’éloigner toute connotation funeste de l’établissement.

Cette pratique illustre à quel point les croyances culturelles peuvent influencer des décisions architecturales et commerciales en apparence anodines, jusqu’à modifier la numérotation officielle d’un bâtiment.

Publicité

Une superstition qui dépasse l’hôtellerie

La peur de certains chiffres est un phénomène universel que les spécialistes appellent arithmophobie. Ces croyances, souvent héritées de traditions religieuses, linguistiques ou historiques, influencent non seulement l’hôtellerie, mais aussi l’aviation, l’immobilier et même la numérotation des rues dans certaines villes.

En France, la triskaidékaphobie dicte ses règles

En France, c’est le nombre 13 qui cristallise les craintes. Ce phénomène porte même un nom : la triskaidékaphobie, soit la peur irrationnelle du chiffre 13, considéré par beaucoup comme un présage de malheur.

En France, la triskaidékaphobie dicte ses règles
Image d’illustration © Toptenplay

Certains hôtels français ont adopté une politique radicale en supprimant purement et simplement les chambres numérotées 13 ainsi que les treizièmes étages. Cette décision peut émaner de la conviction personnelle du propriétaire ou, plus pragmatiquement, du souci de satisfaire une clientèle réticente à séjourner sous ce numéro.

Pour contourner le problème, plusieurs solutions ont été imaginées. La plus courante consiste à passer directement du 12 au 14. D’autres établissements optent pour des désignations alternatives comme la chambre 12 bis, évitant ainsi le chiffre maudit tout en maintenant une certaine logique de numérotation.

Publicité

Le 17 italien, une superstition aux racines latines

En Italie, ce n’est pas le 13 qui sème la crainte, mais le 17. Cette méfiance repose sur plusieurs explications symboliques qui se renforcent mutuellement.

Le 17 italien, une superstition aux racines latines
Image d’illustration © Toptenplay

D’abord, la représentation visuelle du chiffre : le 1 évoque la silhouette d’un pendu, tandis que le 7 représente une potence. Ensuite, l’écriture romaine du nombre — XVII — est l’anagramme du mot latin VIXI, signifiant littéralement « j’ai vécu », une formule associée à la mort dans la tradition antique.

Cette accumulation de références funestes a conduit certains hôtels et édifices italiens à exclure le 17 de leur numérotation, à l’image de ce que font d’autres pays avec leurs propres chiffres redoutés.

3 pays
Au moins trois pays — la Chine, la France et l’Italie — bannissent des chiffres différents dans leurs hôtels et immeubles pour des raisons superstitieuses.

Une pratique mondiale, reflet de la diversité culturelle

La superstition liée aux chiffres ne connaît pas de frontières. Aux États-Unis, la méfiance envers le 13 est tout aussi répandue qu’en France : les compagnies aériennes nord-américaines évitent de numéroter les sièges 13, et la plupart des gratte-ciel ne possèdent pas de treizième étage officiel.

Publicité
Partager sur Facebook