Ces terres, c’est aussi la maison où il a élevé ses enfants avec sa femme Anna Mae, aujourd’hui décédée. Il décrit la propriété comme un paradis pour la faune — cerfs, tortues — et dit respecter « la Terre verte de Dieu », souhaitant que d’autres familles puissent y vivre après lui. Dans la petite ville, ses amis sont, selon lui, « très contents » de sa décision.
Une servitude de conservation signée le 30 décembre 2025 pour verrouiller 260 acres à perpétuité
Plutôt que de céder ses parcelles aux promoteurs, Raudabaugh a signé une servitude de conservation avec le Land Preservation Program de Silver Spring Township. Ce mécanisme consiste à vendre à la collectivité le droit de construire sur le terrain: plus de lotissements, pas de centre commercial, pas de datacenter — uniquement des usages agricoles ou naturels, même si la ferme change de propriétaire.

Selon la municipalité de Silver Spring Township, l’accord a été finalisé le 30 décembre 2025 en partenariat avec le Lancaster Farmland Trust. Il protège à perpétuité plus de 260 acres de la propriété. Le prix payé pour ces droits de développement s’élève à un peu moins de 1,9 million de dollars — soit environ 1,7 million d’euros — contre les 15 millions proposés par les promoteurs.
Le Land Preservation Program a été créé en 2014. Il est ouvert aux parcelles d’au moins 10 acres d’espaces ouverts, de bois, de terres agricoles ou de zones humides. Les fermes Raudabaugh répondent pleinement à ces critères, ce qui garantit que le projet de datacenter ne pourra pas ressurgir sur ces terres, quel que soit leur futur propriétaire.
Le Land Preservation Program de Silver Spring Township
Créé en 2014, ce programme municipal permet à des propriétaires de vendre leurs droits de développement à la collectivité, rendant toute construction non agricole impossible sur la parcelle, même en cas de revente. Il cible les terrains d’au moins 10 acres d’espaces ouverts, de bois, de terres agricoles ou de zones humides. L’accord avec Raudabaugh a été conclu en partenariat avec le Lancaster Farmland Trust.
Pourquoi les promoteurs de datacenters ciblent les terres agricoles plates et bien raccordées
Si des promoteurs ont proposé jusqu’à 60 000 dollars l’acre pour ces champs de Pennsylvanie, c’est parce que les centres de données exigent des terrains plats, rapidement raccordables au réseau électrique et à la fibre, avec un accès à l’eau pour le refroidissement. Ce type de foncier, que le secteur appelle le powered land, se raréfie à mesure que la demande explose.

L’International Energy Agency estime que les datacenters ont consommé environ 560 milliards de litres d’eau en 2023. Des études de Hines Research annoncent des besoins de dizaines de milliers d’acres supplémentaires au niveau mondial pour absorber la vague de l’IA et du cloud.
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