Dans un entretien accordé à L’Équipe ce jeudi 5 février,…

La Révélation D’un Traitement Hormonal
Dans un entretien accordé à L’Équipe ce jeudi 5 février, la championne olympique algérienne Imane Khelif a levé le voile sur un aspect méconnu de sa préparation aux Jeux de Paris 2024. La boxeuse de 26 ans a confirmé avoir suivi un traitement hormonal destiné à abaisser son taux de testostérone avant la compétition. « J’ai des hormones féminines. Et les gens ne le savent pas, mais j’ai pris des traitements hormonaux pour faire baisser mon taux de testostérone pour des compétitions », déclare-t-elle sans détour.
Plus spectaculaire encore, Khelif révèle avoir ramené ce taux « à zéro » lors du tournoi de qualification à Dakar, un détail qui éclaire d’un jour nouveau la polémique mondiale dont elle a fait l’objet. « Pour le tournoi de qualification aux Jeux de Paris, qui se déroulait à Dakar, j’ai baissé mon taux de testostérone à zéro. Et j’ai gagné la médaille d’or », précise l’athlète, sacrée dans la catégorie des moins de 66 kg.
L’Algérienne confirme également posséder le gène SRY, situé sur le chromosome Y et indicateur de masculinité. « Oui et c’est naturel », assume-t-elle, tout en soulignant être encadrée médicalement par une équipe de professeurs et médecins qui suivent de près son cas physiologique particulier. Cette transparence médicale inédite intervient après des mois d’accusations qui ont transformé sa victoire olympique en terrain de bataille médiatique.

La Défense Face Aux Accusations De Transidentité
Face à la tempête médiatique qui l’a submergée durant les Jeux de Paris, Imane Khelif pose les mots qui lui ont été refusés pendant des semaines : « Je ne suis pas une trans, je suis une fille. J’ai été élevée comme une fille, j’ai grandi comme une fille, les gens de mon village m’ont toujours connue comme une fille. » Cette mise au point catégorique répond directement aux accusations portées par Donald Trump, Elon Musk et la romancière J.K. Rowling, qui avaient alimenté une campagne de désinformation massive la présentant comme « un homme combattant des femmes ».
La boxeuse algérienne, tout comme la Taïwanaise Lin Yu-ting sacrée dans la catégorie des moins de 57 kg, s’est retrouvée au cœur d’une polémique planétaire qui a transformé leur identité en objet de débat public. « Moi, je respecte tout le monde, et je respecte Trump. Parce qu’il est le président des États-Unis. Mais il ne peut pas détourner la vérité », martèle Khelif avec une assurance mesurée.
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