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11 septembre 2026
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Incendie à Crans-Montana : un adolescent décrit des personnes sautant par les fenêtres et une absence totale d’entraide

Face à l’impossibilité d’évacuer par l’entrée saturée, certains clients cherchent désespérément d’autres issues. Des chaises volent vers les vitres. Le verre explose sous les coups répétés. « Les gens cassaient les vitres avec des chaises pour sortir. Chacun essayait de s’en sortir comme il pouvait », observe Adrien, toujours posté à l’extérieur. Les fenêtres deviennent des points de fuite improvisés, étroits, dangereux.

L’adolescent le constate sans détour : « Il n’y avait pas d’entraide, c’était chacun pour soi ». La solidarité collective, si souvent évoquée face aux catastrophes, ne résiste pas à l’urgence vitale. Chaque seconde compte. Chaque mouvement peut faire la différence entre la vie et la mort.

Les premiers rescapés qui émergent du chaos portent les marques terrifiantes de l’enfer qu’ils viennent de traverser. Vêtements carbonisés collés à la peau, paupières brûlées, visages déformés par la peur et la douleur. Vingt personnes, selon le décompte d’Adrien, franchissent ainsi les fenêtres durant les dix premières minutes. Combien restent encore prisonnières à l’intérieur ?

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Après La Sidération : Le Retour Hanté Par Le Drame

Dix minutes. C’est le temps qu’Adrien passe cloué sur place, incapable de détourner le regard. Vingt personnes jaillissent des fenêtres sous ses yeux. Puis il se ressaisit. Direction le chalet familial, à quelques kilomètres de là. Mais la scène ne le lâche pas.

Sur la route du retour, les camions de pompiers le doublent à toute allure. Au-dessus de sa tête, les hélicoptères tournent en boucle, projetant leurs faisceaux lumineux sur la station. « Il y avait énormément de monde, c’était la panique », résume-t-il. Le déploiement des secours prend une ampleur qu’il n’avait jamais vue à Crans-Montana.

Même le choc ne produit pas les mêmes effets sur chacun. « On était cinq amis. Il y en a un qui a complètement paniqué, un autre qui voulait absolument voir ce qu’il se passait. Chacun a réagi à sa façon », constate l’adolescent. Sidération, fuite, curiosité morbide : autant de mécanismes de défense face à l’incompréhensible.

Adrien connaît bien cette station valaisanne réputée pour son calme et sa propreté. Ce soir-là pourtant, quelque chose clochait. « Bizarrement, il y avait beaucoup de feux d’artifice, alors que c’est interdit, et beaucoup d’agitation ». Le Constellation, ce « bar-boîte assez chic » que ses amis lui recommandaient, faisait partie des incontournables festifs du coin. Une pensée le traverse désormais sans relâche : « Je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas être à l’intérieur ».

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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