L’atmosphère de cette soirée de Saint-Sylvestre était déjà inhabituelle. Adrien, lycéen dijonnais de 17 ans en vacances chez sa grand-mère, se souvient d’une agitation anormale : « Bizarrement, il y avait beaucoup de feux d’artifice, alors que c’est interdit, et beaucoup d’agitation ». Dans cette station où règne d’ordinaire une quiétude bourgeoise, les signes avant-coureurs d’un basculement étaient déjà perceptibles.
En quelques secondes, la fête vire à l’enfer. Les premières flammes transforment un lieu de célébration en piège mortel.

« Des Gens Sauter Par Les Fenêtres, D’Autres Brûler » : Les Premières Minutes De Chaos
Posté à l’extérieur avec ses amis, Adrien aperçoit d’abord de la fumée. Une curiosité qui se mue instantanément en cauchemar : « On a vu des gens sauter par les fenêtres, d’autres brûler, d’autres encore crier. C’était affreux ». Le témoignage, livré au Parisien, décrit une scène d’apocalypse urbaine en plein cœur de la station suisse.
À l’intérieur du Constellation, la foule tente désespérément de fuir. L’accès principal, saturé, devient un goulot d’étranglement mortel. Les victimes cherchent d’autres issues : « Les gens cassaient les vitres avec des chaises pour sortir. Chacun essayait de s’en sortir comme il pouvait ». Le récit du lycéen dijonnais ne laisse aucune place au doute sur la désorganisation totale de l’évacuation.
Les premières personnes qui parviennent à s’extraire du brasier portent déjà les stigmates du drame : vêtements calcinés, paupières brûlées, visages figés par la terreur. Adrien reste figé, sidéré, comptant machinalement : « Je suis resté les dix premières minutes. J’ai vu une vingtaine de personnes sortir par les fenêtres ».
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