Jacques Moretti, lors de son audition, a insisté sur la vitesse de propagation : « Le feu s’est propagé tellement vite, qu’il y a eu un mouvement de panique ». Mais c’est un autre aveu qui interpelle davantage les observateurs. Le cogérant reconnaît : « Il n’y a pas eu de réflexe, le plus important étant d’évacuer l’établissement ». Cette formulation ambiguë admet implicitement l’absence de réaction adaptée face à l’urgence, un élément que le parquet pourrait exploiter pour établir une négligence dans la gestion de crise.
La justice suisse doit désormais déterminer si cette absence de réflexe constitue une simple défaillance humaine compréhensible dans le chaos, ou si elle révèle des manquements préalables dans la formation du personnel, l’organisation des issues de secours ou la prévention des risques. Les réponses à ces questions dessineront le périmètre exact des responsabilités dans ce drame qui a bouleversé tout un pays.
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