
La professeure remplaçante s’empare d’une paire de ciseaux posée sur son bureau et coupe une mèche de cheveux à l’élève. Lorsqu’une camarade intervient pour la défendre, elle subit le même sort. La scène se déroule en quelques secondes, en plein milieu du cours, sous les yeux de l’ensemble de la classe, totalement médusée.
L’enseignante, la cinquantaine, occupait ce poste depuis une vingtaine de jours seulement dans le cadre d’un remplacement de courte durée. Rien, selon les témoignages recueillis, ne laissait présager un tel débordement. La direction du collège a été immédiatement alertée.
« Je voulais juste me faire comprendre » : une justification qui ne convainc personne
Confrontée aux faits, l’enseignante n’a pas nié. Elle a reconnu avoir « surréagi », mais a tenté d’expliquer son geste par une intention pédagogique : elle aurait voulu illustrer concrètement la notion de résumé — couper pour aller à l’essentiel — en passant à l’acte de façon littérale. « Je voulais juste me faire comprendre », a-t-elle déclaré selon les médias italiens.

Cette explication n’a convaincu ni les familles, ni les autorités scolaires. Un acte physique commis sur le corps d’un élève ne saurait se justifier par aucune logique pédagogique. Il s’agit d’une atteinte à l’intégrité corporelle, quelle que soit l’intention affichée.
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