Cette rémunération exceptionnelle pour diriger un établissement public financé par l’État interroge. Renaud Muselier, ancien dirigeant de l’IMA, dénonce sans détour : « Ce mode de fonctionnement ne correspond pas à des fonctions à la tête d’un établissement public, où c’est la France qui paie. » L’argent du contribuable aurait ainsi alimenté un train de vie personnel que même ses fonctions officielles ne justifiaient pas.
La transformation de l’IMA révèle une logique systémique : convertir chaque position prestigieuse en source de revenus. Là où ses prédécesseurs assumaient une mission d’intérêt général, Lang a installé une rémunération princière. Cette privatisation d’une fonction publique cristallise toutes les accusations portées contre lui : confusion entre service de l’État et enrichissement personnel, entre mission culturelle et rente viagère.
Les 10 000 euros mensuels ne sont pas qu’un chiffre. Ils matérialisent quarante ans d’une carrière où les frontières entre public et privé, entre représentation et appropriation, se sont progressivement effacées.
Articles suggérés
Les 100.000 postes de fonctionnaires qu’Attal veut supprimer
Gabriel Attal, candidat à l’élection présidentielle de 2027, veut supprimer 100.000 postes de fonctionnaires en France par des départs volontaires, selon un article de…

