
La Sortie Publique Sur Rachida Dati : Entre Culture Et Provocation
Malgré les turbulences, Jack Lang maintient sa posture d’autorité culturelle. En 2025, il attendait la venue de Rachida Dati au Festival d’Avignon avec une impatience teintée d’exigence. Une présence qui tardait à se confirmer, comme le rapportait Le Dauphiné Libéré. Les organisateurs jouaient avec leurs nerfs, l’agenda ministériel demeurant flou.
« C’est une évidence, je ne peux pas croire qu’elle ne vienne pas », avait lâché l’octogénaire, imposant sa vision avec fermeté. Pour lui, aucune hésitation possible : « C’est le plus grand festival de théâtre du monde, un festival historique. Quand je suis devenu ministre de la Culture en 1981, j’ai immédiatement dit à François Mitterrand : ‘Soyez le premier président de la République à venir à Avignon !’ Pour lui, c’était une évidence aussi. »
La comparaison avec Mitterrand n’était pas anodine. Jack Lang se positionnait en gardien du temple culturel français, celui qui fixe les règles du jeu institutionnel. « Moi, j’y viens chaque année. L’atmosphère, les rencontres, les découvertes, les auteurs, metteurs en scène, acteurs, il y a de grands moments », poursuivait-il, énumérant les raisons qui légitiment, selon lui, la présence ministérielle obligatoire.
Cette sortie publique résonne étrangement avec les révélations sur Epstein. Comment concilier cette posture de donneur de leçons culturelles avec les zones d’ombre qui entourent ses fréquentations passées ? Rachida Dati a-t-elle perçu l’ironie de cette injonction morale venant d’un homme éclaboussé par un scandale international ? Le silence de l’intéressée laisse planer le doute.

