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19 octobre 2026
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Jamel Debbouze revient sur l’accident de train de ses 14 ans

Il revient sur cette période dans un entretien accordé à Élisa Tovati pour le livre Merci pour le non – Et si nos échecs étaient nos chances?, attendu le 21 octobre 2026. Il y évoque les mois passés à l’hôpital, son passage en fauteuil roulant et une urgence presque physique de reprendre une vie normale.

Deux ans d’hôpital et un bras droit resté paralysé

La convalescence a été longue. « J’ai été en fauteuil roulant pendant quelque temps. J’étais à l’hôpital pendant deux ans, donc j’ai eu le temps de m’acclimater à cette idée », confie-t-il.

Son bras droit reste paralysé, mais il a refusé de faire de l’accident le centre de sa vie. Ni prothèse ni allocation spécifique pour travailleurs handicapés: il a choisi de continuer avec ce corps devenu différent.

2 ans
C’est la durée que Jamel Debbouze dit avoir passée à l’hôpital après son accident de 1990.

Dès sa sortie, le retour au hip-hop: « Tu dois être vivant! »

À sa sortie de l’hôpital, il est revenu presque immédiatement au hip-hop, qu’il pratiquait déjà avant l’accident. « Très vite, je suis sorti et le premier truc que j’ai fait, c’est de la danse. Je dansais déjà avant, du hip-hop, et derrière, le truc c’était de reprendre. Tu dois être vivant! Impossible de s’arrêter », raconte-t-il.

Pas de grand discours, juste l’envie concrète de retrouver ses gestes, son énergie et ses repères. Avec le recul, il reconnaît n’avoir jamais calculé ce que ce handicap pourrait changer: « Je ne me suis jamais posé une seule seconde la question de ce que ça pouvait avoir comme poids ».

En 2019 déjà, un stylo demandé pour écrire de la main gauche

Jamel Debbouze avait déjà raconté sa réaction en 2019: « Le jour où on m’a appris que je ne bougerais plus le bras, j’ai tout de suite demandé au docteur s’il pouvait me prêter son stylo pour écrire de la gauche. […] Et je me suis mis à danser tout de suite. »

Il poursuivait: « C’était une manière de nier que j’étais freiné ou diminué, ou que je ne pouvais pas faire comme les autres, c’était impensable ».

Jamel Debbouze résume aujourd’hui cette période en une phrase: « Derrière tout drame, il y a une bonne nouvelle ». Chez lui, elle a pris la forme d’un retour très rapide au mouvement, et surtout à la danse.

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