Entendue pendant huit heures par la brigade des mineurs, elle était ressortie de cette audition « à la fois soulagée et détruite ». Elle racontait avoir perdu son emploi: son poste dans la fonction publique n’était pas compatible avec l’aspect « médiatique » du dossier.
Elle avouait aussi être « tombée dans l’alcool » et avoir été hospitalisée pour le traumatisme et la dépendance. Sous antidépresseurs, elle disait essayer d’avoir des projets, mais ajoutait: « C’est 15 ans de ma vie qui sont partis en fumée. » Elle expliquait avoir voulu « casser le tabou » pour montrer que la parole libère, sans imaginer que sa démarche aurait autant d’impact.
Dans cet entretien, elle disait aussi vouloir « pouvoir le regarder dans les yeux et lui dire tout le mal qu’il m’a fait ». Quant à la mise en examen de l’animateur, elle confiait ne pas savoir si la justice pouvait vraiment aider à la reconstruction.
Mis en examen en 2024, Cauet entendu le 14 octobre: la famille veut être partie civile
Sébastien Cauet a été mis en examen en mai 2024 pour des viols et une agression sexuelle concernant quatre femmes, dont trois étaient adolescentes au moment des faits dénoncés, qui s’étendent de 1997 à 2014. Dans le dossier de Julie Ollivier, la justice le soupçonne de viol en novembre 2014 et de corruption de mineurs de plus de 15 ans pour des faits présumés entre janvier 2014 et septembre 2016. Il a été placé sous contrôle judiciaire, avec un cautionnement de 100 000 euros, l’interdiction de faire de l’antenne radio ou télé et l’obligation de suivre des soins.
La mise en examen ne vaut pas déclaration de culpabilité: il est présumé innocent. Le 14 octobre 2026, il a été interrogé par la juge d’instruction au tribunal judiciaire de Paris, lors de son premier interrogatoire sur le fond depuis sa mise en examen, près de deux ans et demi après l’ouverture des poursuites, selon l’AFP.
L’affaire a aussi donné lieu à des procédures croisées. Cauet avait déposé plainte pour dénonciation calomnieuse et tentative d’extorsion de fonds en bande organisée, puis, en mai 2025, contre Julie Ollivier pour violation du secret de l’instruction, et en décembre 2025 pour menaces de mort et harcèlement moral, à la suite d’une publication de paroles de chanson jugée menaçante. En juillet 2025, elle avait elle-même déposé plainte pour cyberharcèlement, atteinte à l’intimité de la vie privée, violation du secret de l’instruction et recel.
Après son décès, sa famille ne renonce pas. Son avocate, Me Helin Köse, a annoncé à l’AFP qu’elle entendait se constituer partie civile dans l’information judiciaire, sous réserve de recevabilité. Elle a fait part de son « immense tristesse » et résumé: « Notre seul souhait est que son deuil soit respecté ».
L’information judiciaire visant Sébastien Cauet se poursuit à Paris, et la famille de Julie Ollivier a fait savoir par son avocate qu’elle y prendrait part. « Notre seul souhait est que son deuil soit respecté », a insisté Me Helin Köse.
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