📌 Koxie abandonne la scène : l’ex-star du tube « Garçon » se présente aux Municipales 2026 aux côtés de Sarah Knafo
Posted 18 février 2026 by: Admin

Koxie, Alias Laure Cohen : du Rap « Chic » à la Politique Parisienne
En 2007, une voix tranchante s’imposait dans les radios françaises avec Garçon, rap élégant dénonçant incivilités et sexisme ordinaire. Derrière ce tube, une artiste au nom de scène Koxie — de son vrai nom Laure Cohen — qui semblait promettre une longue carrière musicale. Presque vingt ans plus tard, elle resurgit, mais pas sous les projecteurs d’une salle de concert.
Née à Paris en 1977, Laure Cohen a progressivement tiré un trait sur Koxie après ses années musicales, pour se réinventer d’abord dans la radio, puis dans le coaching en prise de parole. Une reconversion loin des scènes, mais jamais loin des mots — un fil conducteur discret entre deux vies professionnelles apparemment distinctes.
C’est sous son identité civile qu’elle choisit aujourd’hui de revenir dans l’espace public. Quadragénaire et mère de deux enfants, Laure Cohen conduira une liste dans le XIVe arrondissement de Paris aux côtés de Sarah Knafo, candidate à la mairie pour les municipales 2026. Un retour assumé, qui efface volontairement le nom de scène pour mieux incarner une nouvelle légitimité publique.
Le passage du micro au terrain politique n’est pas anodin : derrière ce choix se dessine une trajectoire cohérente, celle d’une femme qui a toujours placé la prise de parole au cœur de son engagement — qu’il soit artistique, professionnel ou désormais citoyen.

Un Arrondissement, un Café et un Message Instagram : la Genèse d’un Ralliement Inattendu
Si Laure Cohen a choisi le XIVe arrondissement pour terrain d’engagement, ce n’est pas un hasard de circonscription. C’est là qu’elle a travaillé adolescente, là aussi qu’elle a tourné le clip de Ma meilleure amie. Un territoire affectif autant que géographique, qui ancre son entrée en politique dans une logique d’attachement personnel plutôt que de calcul électoral.
C’est ce même instinct qui guide sa prise de contact avec Sarah Knafo. Séduite par ses interventions publiques, Laure Cohen lui envoie un message sur Instagram — démarche directe, sans intermédiaire. Les échanges en ligne débouchent sur un café, et c’est là que tout se joue.
« Nous nous sommes parlé de nos vies, comme deux femmes », raconte-t-elle à Paris Match. La politique, presque absente de la conversation. Ce qui prime : l’adhésion humaine. « Il n’y a pas de blabla chez elle, ce que j’apprécie », poursuit Laure Cohen — une qualité qu’elle reconnaît d’autant mieux qu’elle en fait son métier de coach.
L’invitation à rejoindre la liste vient quelques mois plus tard, au moment où Sarah Knafo annonce officiellement sa candidature à la mairie de Paris. « C’est à ce moment qu’elle m’a demandé si j’aimerais porter ses messages publiquement à ses côtés. Je lui ai répondu que oui. »
Une adhésion fondée sur la confiance interpersonnelle — mais qui s’inscrit dans un paysage politique autrement plus complexe.

Dans l’Orbite de Zemmour Sans se Revendiquer Zemmourienne : une Ligne de Crête Assumée
Ce paysage politique « autrement plus complexe », Laure Cohen ne cherche pas à l’esquiver. Son ralliement à Sarah Knafo la place de facto dans l’orbite d’Éric Zemmour, fondateur de Reconquête et compagnon de la candidate — une réalité qu’elle assume sans détour, tout en s’efforçant d’en tracer les limites.
La proximité rhétorique, elle la reconnaît volontiers : « Il y a plein de trucs chez Zemmour qu’on peut retrouver dans mes textes. » Un aveu qui n’a rien d’anodin venant de l’auteure de Garçon, ce rap engagé contre les incivilités et le sexisme qui, en 2007, avait fait d’elle une voix singulière dans le paysage musical français.
Mais Laure Cohen s’arrête là. « Je ne suis pas zemmourienne parce que je trouve qu’il va toujours dans les extrêmes », tranche-t-elle. Une distinction qu’elle revendique avec la même précision qu’une coach en prise de parole : reconnaître des convergences sans se laisser enfermer dans une étiquette.
Cette ligne de crête — admettre une filiation partielle tout en refusant l’assimilation — constitue peut-être la posture la plus délicate de son engagement. Elle dit partager certaines valeurs, pas la méthode. Une nuance qui définit également l’angle sous lequel elle entend porter sa campagne dans le XIVe arrondissement.

Tête de Liste « Apolitique » dans le XIVe : un Programme Ancré dans le Quotidien des Parisiens
Cette nuance revendiquée entre valeurs partagées et étiquette refusée trouve sa traduction la plus concrète dans le programme que Laure Cohen entend défendre sur le terrain.
Car au-delà des positionnements idéologiques, c’est bien la vie quotidienne des habitants du XIVe qui constitue le cœur de son engagement. Circulation, stationnement, petite enfance : autant de sujets loin des grandes joutes nationales, mais qui rythment le quotidien d’un arrondissement de 140 000 Parisiens. Se décrivant comme apolitique, elle revendique un programme sans étiquette partisane, taillé pour répondre aux irritants du quotidien.
Une posture cohérente avec son parcours de coach en prise de parole : le concret, l’efficacité, « pas de blabla ». Ce sont précisément les qualités qu’elle disait admirer chez Sarah Knafo lors de leur premier café. Elle incarne ainsi, à l’échelle d’un arrondissement, l’ambition affichée par la candidate à la mairie : « faire de la vraie politique » en réglant les problèmes réels des Parisiens.
Reste une tension que Laure Cohen ne peut entièrement dissoudre : comment porter un discours de proximité dépolitisé sous la bannière d’une figure nationale aussi clivante ? La réponse, elle la trouvera peut-être dans les rues du XIVe — cet arrondissement où elle a travaillé adolescente, tourné un clip, et choisi, vingt ans plus tard, de se réinventer encore une fois.










