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24 juillet 2026
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La carte bancaire à empreinte digitale s’impose dans les banques françaises

BNP Paribas pionnière, Crédit Agricole et Société Générale dans son sillage

Le Crédit Agricole progresse à son rythme, avec une phase de test menée dans ses caisses régionales de Lorraine et de Champagne-Bourgogne. La banque verte a également misé sur la praticité en proposant un boîtier d’enrôlement à domicile, permettant au client d’activer sa carte sans se déplacer. Le tarif est identique à celui de BNP Paribas, avec une première année offerte pour les premiers adoptants.

La Société Générale prépare peut-être le déploiement le plus ambitieux des trois. Contrairement à ses concurrentes, qui réservent pour l’heure la biométrie à leurs gammes premium, elle envisage de proposer cette technologie sur l’ensemble de ses cartes, y compris les gammes standard. Une stratégie qui, si elle se concrétise, pourrait faire basculer rapidement le grand public vers ce nouveau mode d’authentification.

Une chute des coûts de fabrication qui change tout

Pendant longtemps, le principal frein à la démocratisation de la carte biométrique n’était pas technologique, mais économique. En 2020, produire une telle carte revenait à environ 20 dollars l’unité — un coût prohibitif pour des établissements qui émettent des millions de cartes chaque année. Fin 2025, ce prix est tombé sous les 5 dollars, rendant enfin le modèle viable à grande échelle.

Une chute des coûts de fabrication qui change tout

Cette baisse spectaculaire est le fruit de plusieurs années de recherche industrielle. Le défi technique consistait à faire cohabiter, dans l’épaisseur d’une carte standard, un capteur biométrique, un microcontrôleur et une antenne NFC, tout en résistant à la chaleur des presses qui assemblent les feuillets de plastique à 120 °C. Le groupe Thales a relevé ce défi dans son usine de La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, en maîtrisant ce procédé de lamination à chaud. Des fabricants comme Samsung proposent désormais des composants tout-en-un qui simplifient encore la production.

Du côté de l’activation, les progrès sont tout aussi notables. La société IDEMIA a lancé en 2025 une solution d’enrôlement entièrement dématérialisée : le client approche simplement sa nouvelle carte de son smartphone pour y enregistrer son empreinte, sans qu’aucun boîtier supplémentaire ne soit envoyé par courrier. Une fluidité qui rappelle la configuration d’un système de reconnaissance faciale sur téléphone.

– 75 %
C’est la baisse du coût de fabrication d’une carte biométrique entre 2020 et fin 2025 : de 20 dollars l’unité à moins de 5 dollars, un seuil qui rend la technologie enfin viable pour les banques de réseau.

Vers la fin du numéro de carte : Mastercard vise 2030

La carte biométrique s’inscrit dans une transformation bien plus profonde du paiement mondial. Mastercard a annoncé sa volonté de supprimer les numéros à 16 chiffres des cartes physiques distribuées en Europe d’ici 2030. Ces numéros seraient remplacés par la tokenisation — un système qui génère un identifiant unique et éphémère pour chaque transaction, rendant les données volées inutilisables.

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