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24 juillet 2026
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Laisse obligatoire en forêt dès le 15 avril : jusqu’à 750 € d’amende, les propriétaires de chiens restent divisés

Comme le rappelle l’Office national des forêts, « respecter leur tranquillité, c’est assurer leur survie, leur reproduction et l’équilibre des écosystèmes forestiers ». La réglementation s’inscrit dans une logique de préservation de la biodiversité à un moment précis de l’année où la faune est au sommet de sa vulnérabilité, même face à un animal domestique sans intention agressive.

Une loi de 1989, toujours méconnue

L’obligation de tenir son chien en laisse en forêt pendant la période de reproduction de la faune ne date pas d’hier : elle a été instituée par un arrêté ministériel en 1989, il y a plus de trente-cinq ans. C’est l’Office national des forêts (ONF) qui est chargé de la faire respecter sur le domaine forestier public, en lien avec les gardes forestiers assermentés. Malgré son ancienneté, la règle reste aujourd’hui encore largement ignorée par une partie des propriétaires de chiens.

Des propriétaires partagés entre sentiment d’injustice et réalité de terrain

Sur le terrain, la réception de cette règle est loin d’être uniforme. Beaucoup de propriétaires peinent à en comprendre la logique lorsque leur animal est bien dressé. « Quand on se promène, s’il y a des gens avec des chiens, je rappelle mon chien, il vient, je l’attache et il reste tranquille. Sinon, il se balade, mais il reste sur les chemins. Alors moi, je ne vois pas où mon chien va déranger les animaux », témoigne François au micro de RTL. Un sentiment répandu parmi les promeneurs qui estiment que le comportement réel de l’animal devrait primer sur une règle uniforme.

Des propriétaires partagés entre sentiment d'injustice et réalité de terrain

D’autres propriétaires mettent en avant l’éducation canine comme réponse. « Il est important de faire éduquer son chien. L’éducation, elle n’est pas pour le chien. Elle est pour nous, les humains. Pour savoir comment se comporter devant une telle réaction », explique Danielle. Selon elle, un animal fiable au rappel ne devrait pas être soumis aux mêmes contraintes qu’un chien imprévisible.

Les autorités et les professionnels de la nature avancent cependant un argument de fond : l’instinct animal reste imprévisible, même chez un chien ordinairement obéissant. L’odeur d’un animal sauvage, la présence d’un nid au sol ou d’une portée cachée peuvent suffire à déclencher une réaction de chasse ou de curiosité qu’aucun maître ne peut totalement anticiper. La règle ne juge pas le chien : elle protège la faune de situations qui échappent au contrôle humain.

Comment rester dans les clous sans renoncer à ses promenades en forêt

Respecter la réglementation n’implique pas de supprimer ses sorties en forêt. L’une des solutions les plus répandues est l’utilisation d’une longe — une laisse longue de cinq à dix mètres — qui offre à l’animal une marge de liberté tout en maintenant un contrôle réglementaire. Cette option est souvent recommandée comme compromis par les éducateurs canins et les professionnels de la nature.

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