Des élus d’opposition, à droite comme à gauche, contestent ce choix. Ils estiment que cette économie risque de peser directement sur le budget des familles, en particulier les plus modestes, qui comptaient sur ce dispositif pour absorber les dépenses de rentrée.
Qui est Éric Ciotti?
Éric Ciotti est président du groupe UDR (Union des droites pour la République) à l’Assemblée nationale et maire de Nice depuis 2024. Avant de prendre la tête de la municipalité niçoise, il a présidé Les Républicains, dont il a conduit une scission en rapprochant le parti du Rassemblement national en 2023. Son contre-budget de septembre 2025 n’a pas été adopté par le gouvernement.
« La France est au bord du gouffre financier »: la lettre de Ciotti à Lecornu
En septembre 2025, Éric Ciotti avait adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu un contre-budget détaillé, révélé par le JDD. Il y décrivait une dette nationale de 3 345 milliards d’euros, soit 114 % du PIB, et affirmait que l’absence de décisions rapides pouvait menacer « la cohésion sociale et la stabilité de la nation ».

Son objectif affiché était de « réaliser 120 milliards d’euros d’économies structurelles ». Un chiffre présenté comme la condition sine qua non pour éviter ce qu’il qualifiait lui-même de précipice financier.
Aides sociales, chômage, service civique: les 120 milliards ventilés
Pour atteindre son objectif, Ciotti ne proposait pas une suppression générale des aides sociales mais une refonte profonde. Son projet central était une « Allocation sociale unique plafonnée », censée rationaliser l’ensemble des prestations existantes.

Des réformes de l’assurance chômage et de la formation professionnelle devaient chacune dégager 5 milliards d’euros. La suppression du service civique représentait, selon ses calculs, 500 millions supplémentaires.
Le volet immigration constituait le poste le plus lourd du programme: 19,5 milliards d’euros d’économies annoncées, via la suppression des prestations non contributives versées aux étrangers et la conditionnalité de certaines aides contributives à « trois années de travail effectif en France ». La lutte contre les fraudes sociale et fiscale devait, elle, dégager 20 milliards.
UE, audiovisuel public, énergie: les coupes qui dépassent le social
Au-delà des prestations, Ciotti proposait de réduire de 7 milliards la contribution française au budget de l’Union européenne et de diviser par deux l’aide publique au développement. Dans le secteur de l’énergie, il envisageait de supprimer certains soutiens aux énergies renouvelables et des tarifs de rachat.
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