Devecchio Persiste : « Les Gens N’ont Pas Besoin Des Journalistes Pour Être Polarisés »
Contraint de préciser sa pensée, Alexandre Devecchio opère un repli stratégique. « Donc c’est bien, vous faites le bon constat, Léa Salamé. Et je ne parlais pas spécialement de vous », concède-t-il avant de reformuler sa thèse. « Je pense que les gens n’ont pas besoin des journalistes pour être polarisés », affirme le rédacteur en chef du Figaro.
Cette nouvelle formulation déplace radicalement le curseur du débat. Devecchio se positionne désormais en simple observateur, se défendant de toute volonté de manipulation : « Moi tout ce que je fais c’est des constats, des diagnostics. On est beaucoup plus le réceptacle de l’opinion que des marionnettistes qui manipuleraient les Français ».
L’invité conclut par une profession de foi démocratique : « Moi je crois à l’intelligence des lecteurs ». Une manière élégante de clore un échange qui aura exposé deux visions irréconciliables du métier journalistique. D’un côté, une animatrice du service public refusant l’assignation collective à la polarisation. De l’autre, un éditorialiste revendiquant un rôle de témoin plutôt que d’acteur.
Ce face-à-face télévisuel révèle une question centrale qui traverse aujourd’hui toute la profession : les médias reflètent-ils simplement les fractures de la société française, ou contribuent-ils activement à les creuser ?
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