La réponse du concessionnaire reste inchangée : le contrat doit être honoré jusqu’à son terme en 2027. « Nous avons fourni des attestations médicales », rappelle Philippe, qui ne comprend pas pourquoi ces documents n’ont aucun effet. Chaque tentative de négociation se heurte au même refus catégorique.
Le contraste est saisissant : un homme en fauteuil roulant, placé en établissement médicalisé, qui finance un véhicule de 34 000 euros qu’il ne pourra jamais utiliser. La Citroën C4 reste garée, inutilisée, pendant que les mensualités s’accumulent. Une situation absurde qui soulève une question évidente : à quoi servent les justificatifs médicaux si même une incapacité totale ne permet pas d’interrompre les paiements ?

Des Démarches Infructueuses Face À Un Refus Catégorique Du Concessionnaire
Cette impasse médicale se double d’une impasse commerciale. La famille pensait que les assurances souscrites lors de la signature protégeraient Max en cas de problème de santé. Erreur. « Contre toute attente, aucune des assurances auxquelles il a souscrit ne le protège. Pas même une assurance invalidité ou une assurance décès », révèle Philippe, dépité.
Le constat est édifiant : malgré plusieurs garanties ajoutées au dossier en 2024, aucune ne couvre l’incapacité physique survenue après la signature. Les proches découvrent alors que ces protections, présentées comme des sécurités, se révèlent inutiles dans leur situation. Les centaines d’euros versés pour ces assurances n’offrent aucun recours.
La famille va plus loin et accuse le vendeur d’avoir sciemment ignoré la fragilité du client. « Nous avons fait remarquer au vendeur qu’ils connaissaient la santé fragile de mon grand-père et la dégradation de ses capacités mentales, puisque c’était un client fidèle », affirme Philippe. Selon lui, le concessionnaire ne pouvait ignorer l’état d’un client régulier âgé de 92 ans au moment de lui faire signer un engagement jusqu’en 2027.
La crainte de la famille atteint son paroxysme avec une perspective glaçante : « Si mon grand-père venait malheureusement à décéder, on devrait quand même payer jusqu’aux termes du contrat ». Un engagement post-mortem qui pourrait contraindre les héritiers à financer pendant des mois une voiture pour un défunt.

Une Famille Acculée Qui Dénonce Un Système Défaillant
Face à cette situation kafkaïenne, Philippe ne décolère pas. Au-delà du cas de son grand-père, c’est tout un système qu’il remet en cause. « Il devrait y avoir des dispositifs pour protéger les personnes âgées et leurs familles », martèle-t-il. Selon lui, le droit français présente un vide juridique préoccupant concernant les contrats signés par des personnes vulnérables.
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