
Le dossier repose sur un motif très concret : sa manière de livrer les colis. L’employeur lui reproche d’avoir continué à les monter aux étages, alors que des consignes lui demandaient de ne pas le faire.
Pour le salarié, cette pratique relevait d’un souci de service. Il explique avoir voulu éviter que des paquets soient dérobés dans des halls d’immeubles où des vols avaient été signalés.
Des colis montés aux étages malgré les consignes
Le point de friction tient à une règle interne : Jean-Daniel aurait reçu plusieurs directives lui demandant de ne plus acheminer les colis jusqu’aux étages. Il reconnaît, selon la source, avoir volontairement ignoré ces instructions.

Son raisonnement était lié au risque de vol. Dans certains immeubles, laisser les colis dans les halls pouvait exposer les clients à ne jamais récupérer leur paquet.
Cette situation illustre une tension fréquente dans les métiers de livraison : appliquer strictement les procédures ou adapter le geste professionnel à une situation concrète. Dans ce cas précis, La Poste a retenu le non-respect des consignes comme motif de rupture.
Un renvoi contesté par le syndicat
Le syndicat Syndicom a pris position en faveur du postier. Il qualifie le licenciement d’« injustifié et abusif », selon les éléments rapportés par Midi Libre.

L’affaire intervient dans un contexte plus large de transformation du travail postal. L’article rappelle que La Poste fait face à une hausse du volume de colis et à une baisse importante du courrier, deux évolutions qui pèsent sur l’organisation du travail.
Jean-Daniel dénonçait lui-même cette pression supplémentaire dans le cadre de son engagement syndical. La Poste, de son côté, affirme qu’il n’existe aucun lien entre cet engagement et la décision de le licencier.
Articles suggérés
7 camping-cars au nom de leurs enfants pour financer leur retraite
Carrie et Brian Smith, pilotes de ligne américains, ont lancé en février 2024 une entreprise de location de camping-cars baptisée Suite Glamping Adventures. Le…

