Suivez-nous
10 septembre 2026
Derniers articles

Lidl licencie un employé après 10 ans de service pour avoir bu une bouteille d’eau à 20 centimes : le tribunal valide la sanction

Le 19 juillet 2024, la journée de Julian Oxborough au…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Incident Banal Qui Déclenche Une Procédure Disciplinaire Implacable

Le 19 juillet 2024, la journée de Julian Oxborough au magasin Lidl de Wincanton débute comme les autres. À sa caisse, un client souhaite acheter une bouteille d’eau issue d’un pack, mais celle-ci ne comporte pas de code-barres. Le caissier l’échange contre une autre bouteille correctement scannée. La première reste posée près de sa caisse, oubliée. Plus tard dans la journée, se sentant déshydraté, l’employé boit dans cette bouteille laissée sur le comptoir et s’en sert pour se resservir tout en poursuivant son service.

Le lendemain, un responsable découvre la bouteille vide. Les caméras de vidéosurveillance confirment rapidement que Julian Oxborough l’a consommée sans la payer. La direction ne tergiverse pas : convocation immédiate, suspension, puis lancement d’une enquête interne pour faute grave. Pour une bouteille d’eau estimée à 17 pence, soit environ 20 centimes d’euro, l’engrenage disciplinaire se met inexorablement en marche.

Après dix ans d’ancienneté sans incident notable, l’employé se retrouve face à une procédure qui menace son emploi. La machine administrative ne tient compte ni de son parcours, ni du montant dérisoire en jeu. Seul compte désormais un fait : la consommation d’un produit non payé, captée par vidéosurveillance. Cette rigueur procédurale soulève pourtant une question essentielle : peut-on réellement balayer une décennie de loyauté pour un oubli de quelques centimes ?

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Défense De L’Employé : Entre Déshydratation Et Oubli Involontaire

Devant cette machine disciplinaire implacable, Julian Oxborough tente de justifier son geste. Lors de l’enquête interne, il invoque la chaleur étouffante et une sensation de malaise qui l’auraient poussé à boire cette bouteille. Sa propre boisson personnelle, explique-t-il, était trop sucrée pour être consommée dans ces conditions. « Non, je crois que j’ai oublié ou que je ne me souviens pas l’avoir encaissée », déclare-t-il, reconnaissant une possible erreur de procédure sans intention malhonnête.

L’employé multiplie les arguments pour contextualiser son acte. Il évoque la fatigue accumulée en fin de service, le stress quotidien, mais aussi des inquiétudes personnelles plus profondes : la crainte d’attraper le Covid-19 transmis par sa compagne. Autant d’éléments qui, selon lui, expliquent un moment d’inattention plutôt qu’un vol délibéré. Il ajoute qu’il comptait régulariser la situation, pressé qu’il était de terminer son service.

Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook