
Sur le plateau de Mesdames Média, face à la journaliste Maïtena Biraben, elle n’a pas mâché ses mots: «Je ne peux pas prendre ma retraite. D’abord, je ne comprends même pas comment on calcule tout ça. En plus, j’ai commencé à travailler à 17 ans, déclarée, tout ça, et quand j’ai demandé à Info-Retraite où en est ma retraite, c’est dramatique, c’est 980 euros par mois. Donc j’espère qu’il y a un loup et que je vais le trouver», a-t-elle déclaré, citée par Gala et Purepeople.
La chanteuse ne cache pas son incompréhension face à ce résultat. Elle dit vouloir examiner de près son dossier pour vérifier le calcul et, si possible, faire corriger toute erreur éventuelle. En attendant, elle continue de travailler.
Interprète et non autrice: pourquoi ses droits restent limités après 40 ans
La situation de Lio n’est pas totalement une surprise pour qui connaît les rouages du droit musical. La chanteuse est avant tout une interprète: elle ne signe pas ses grands succès comme autrice-compositrice, ce qui réduit considérablement ses droits à long terme par rapport à ceux d’un auteur.

Concrètement, elle perçoit ses revenus via l’Adami, la société qui gère les droits des artistes interprètes. Mais les montants restent modestes: elle a elle-même indiqué toucher «peu d’argent», soit «entre 5 000 et 12 000 euros par an» de cet organisme.
Dès 2022, la chanteuse résumait sa situation financière par cette formule sans détour: «Je ne vis pas mal, mais je vis à flux tendu.» Un équilibre précaire qui explique en partie pourquoi une pension de retraite insuffisante lui est aujourd’hui inenvisageable.
Les artistes interprètes face au système de retraite
En France, les artistes du spectacle cotisent au régime général de la Sécurité sociale, mais leurs revenus souvent irréguliers et leur statut d’interprète — distinct de celui d’auteur-compositeur — peuvent conduire à des pensions faibles. Les droits perçus via l’Adami ne sont pas des salaires cotisants au sens classique, ce qui pèse sur le calcul final de la retraite.
Une cagnotte à 25 000 euros pour financer un album né d’un deuil
Pour enregistrer Geoid Party in the Sky, album élaboré depuis 2020 en hommage à son fils Diego, Lio a dû se tourner vers le financement participatif. Faute de moyens suffisants pour produire seule ce projet très personnel, elle a lancé une cagnotte sur la plateforme Kiss Kiss Bank.

Ses fans ont répondu présents: plus de 25 000 euros ont été réunis, permettant au disque de voir le jour. Une démarche qui témoigne à la fois de l’attachement de son public et des contraintes financières réelles auxquelles elle fait face.
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