Lundi 19 octobre, c’était au tour de David Lisnard. Il intervenait au lendemain d’un week-end de fortes tensions, après la manifestation contre la vie chère organisée le samedi 17 octobre.
Le maire de Cannes avait auparavant questionné la présence de drapeaux algériens dans les cortèges de samedi.
Une question sur le 17 octobre 1961, 65 ans après le massacre
Le 17 octobre 1961, de nombreux Algériens avaient été massacrés dans la capitale lors d’une manifestation pacifique, sur fond de guerre d’Algérie. Soixante-cinq ans plus tard, la date coïncidait avec la manifestation de samedi.
Lola-Fleur Whittaker, étudiante présente sur le plateau, a voulu interroger l’invité sur le lien entre les deux événements. « Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s’est passé le 17 octobre 1961? », a-t-elle demandé.
La réponse du maire a été immédiate: « Je m’en fous madame. Je n’en ai rien à cirer ».
« Votre rhétorique ne m’intéresse pas »: l’étudiante insiste
Choquée, la jeune femme a répliqué: « Vous vous en foutez, il est peut-être là, le problème ». David Lisnard a alors expliqué: « Je n’étais pas né. Depuis qu’il y a eu l’indépendance de l’Algérie, j’ai des potes algériens, ils ont bien compris qu’on était passé à autre chose, votre rhétorique ne m’intéresse pas ».
L’étudiante n’a pas lâché. « C’est très grave. Il y a eu une manifestation pacifiste, qu’on soit bien clair, contre un couvre-feu », a-t-elle rappelé, évoquant « énormément de blessés et des morts ».
Le maire de Cannes, s’énervant, a répondu: « Oui, je sais. Vous avez fait des études, moi aussi, je suis allé à l’école. Ce n’est pas mon problème aujourd’hui, madame ».
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