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26 juillet 2026
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Locataire sans emploi : quand un propriétaire offre un mois de loyer plutôt qu’une expulsion

La tendance ne semble pas devoir s’inverser. Avec la fin de la trêve hivernale intervenue le 1er avril 2026, les expulsions ont repris leur cours légal, et plusieurs observateurs craignent un nouveau record cette année. Environ 1,5 million de ménages sont touchés chaque année par des retards de paiement ou des impayés, un phénomène qui pèse autant sur les locataires que sur les bailleurs.

30 500
C’est le nombre de ménages expulsés de leur logement en France en 2025, un niveau historique en hausse de 27,2 % en un an selon la Chambre nationale des commissaires de justice.

Pourquoi les expulsions explosent

La hausse des expulsions locatives en France s’explique en partie par la réforme Kasbarian-Bergé, qui a durci les conditions de maintien dans les lieux pour les locataires en impayés et accéléré les procédures judiciaires. Dans ce contexte, les décisions de justice sont devenues plus systématiques, et les délais raccourcis. Pour les ménages les plus fragiles, la perte d’un emploi peut suffire à déclencher une spirale d’endettement locatif difficile à enrayer sans soutien.

Un calcul économique autant qu’un acte de solidarité

Si le geste du propriétaire est avant tout humain, Tamara Astorg souligne qu’il s’avère aussi rationnel d’un point de vue financier. Une procédure d’expulsion pour loyers impayés représente un coût estimé entre 2 500 et 7 000 euros pour le bailleur, selon les honoraires d’avocat, les frais de commissaire de justice et les éventuels coûts de déménagement.

Un calcul économique autant qu'un acte de solidarité
Image d’illustration © TOPTENPLAY

À cette somme s’ajoute la durée de la procédure : en moyenne 18 à 24 mois entre le premier commandement de payer et l’expulsion effective, un délai allongé par la trêve hivernale ou les délais de grâce accordés par le juge. Pendant ce temps, le propriétaire continue de subir les impayés sans garantie de les récupérer.

L’incertitude liée à un futur locataire a également pesé dans la décision. Trouver un nouveau locataire solide n’est jamais garanti, et une période de vacance locative représente un manque à gagner supplémentaire. Face à une locataire de longue date dont la défaillance est conjoncturelle, offrir un mois de loyer — 525 euros — s’est avéré bien moins coûteux que la voie contentieuse.

Quelles alternatives à l’expulsion existent en France ?

La loi et les dispositifs sociaux offrent plusieurs leviers aux propriétaires et aux locataires avant d’en arriver à une procédure judiciaire. La première option est l’accord amiable : propriétaire et locataire peuvent convenir par écrit d’un plan d’apurement, c’est-à-dire d’un étalement du remboursement de la dette locative sur plusieurs mois.

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