Louis, 17 ans, est mort à Narbonne après avoir été violemment agressé dans la nuit du 19 au 20 juin, selon Entre Nous. Son père, Nicolas Hervé, raconte à La Montagne un adolescent suivi pour un TDAH, placé depuis mai dans un foyer d’urgence, et dit aujourd’hui sa culpabilité.
En bref
- —Louis avait 17 ans.
- —Son père questionne le foyer d’urgence.
- —Cinq jeunes sont mis en examen.
Louis, 17 ans, décrit par son père comme « un gentil garçon »
Dans le témoignage rapporté par Entre Nous, Nicolas Hervé veut d’abord parler de son fils, pas d’un symbole. Le père de Louis le décrit comme « un gentil garçon », une formule simple qu’il oppose au bruit médiatique et politique né après le drame.

Selon l’article, Louis était l’aîné d’une famille et restait très entouré à Carcassonne. Son père évoque un adolescent aimé, qui jouait de la guitare et au football. Il veut un hommage auprès de ceux qui l’aimaient, dans un cadre familial et local.
Nicolas Hervé dit aussi vouloir laisser la justice suivre son cours. Dans son récit, l’enjeu immédiat n’est pas d’appeler à la vengeance, mais de préserver la mémoire de Louis. Cette parole donne le point de départ du dossier : un père endeuillé face à une affaire judiciaire en cours.
Après l’Itep, le père raconte six mois d’attente impossible
Le père de Louis relie une partie du parcours de son fils à son TDAH, tel qu’il le décrit dans l’article. Il explique que les crises se manifestaient par de fortes frustrations, notamment quand l’adolescent n’arrivait pas à faire quelque chose. Ces épisodes auraient rendu la vie familiale plus difficile avec l’adolescence.

D’après le récit publié par Entre Nous, Louis avait été suivi en Itep jusqu’à ses 16 ans. Après cette période, Nicolas Hervé dit avoir cherché des solutions auprès de l’ASE, ainsi qu’une réévaluation du traitement. Il résume l’urgence ressentie par cette phrase : « on n’avait pas 6 mois devant nous ».
Le témoignage ne permet pas d’établir, à lui seul, les réponses données par les services concernés. Il documente en revanche la perception du père : celle d’une famille qui dit avoir demandé de l’aide, entre santé mentale, protection de l’enfance et recherche d’un cadre adapté à un mineur fragile.
Ce que recouvre l’ASE
Dans ce dossier, l’ASE désigne l’Aide sociale à l’enfance, service sollicité par la famille pour un placement provisoire. Le Monde rapportait en 2025 que près de 397 000 mineurs et jeunes majeurs étaient concernés par l’ASE en France, avec des tensions documentées sur les places, l’encadrement, la santé et la justice. Ce rappel ne préjuge pas des responsabilités dans le cas de Louis.
Depuis mai, un foyer d’urgence à Narbonne et des fugues répétées
Selon Entre Nous, les parents de Louis ont sollicité l’Aide sociale à l’enfance pour un placement provisoire. À partir de mai, l’adolescent est pris en charge dans un foyer d’urgence à Narbonne, présenté comme une solution transitoire le temps d’une évaluation.

Le père raconte que les fugues se sont multipliées. Il précise toutefois que son fils l’appelait souvent pour lui dire où il se trouvait, par exemple à la plage ou chez une amie. Nicolas Hervé dit qu’il pensait alors garder un lien suffisant avec Louis.
L’article indique aussi que Louis avait déjà porté plainte pour violences et signalé d’autres agressions. Son père affirme ne pas avoir connu l’ampleur des menaces ni de la souffrance de son fils. C’est l’un des points encore sensibles du dossier : qui savait quoi, et quand.
Trois mineurs et deux majeurs mis en examen pour assassinat
D’après l’article source, Louis aurait été attiré sur un chantier du centre-ville de Narbonne dans la nuit du 19 au 20 juin. Il y aurait été roué de coups, la scène ayant été filmée et diffusée. Le lendemain matin, un ouvrier l’aurait découvert inanimé.

Louis est mort trois jours plus tard à l’hôpital, selon Entre Nous. Le média rapporte que les mis en cause ont été identifiés grâce à la vidéo. Trois mineurs et deux majeurs ont été mis en examen pour assassinat ; ils restent présumés innocents tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.
Le parquet parle d’un mobile encore inconnu, d’après l’article. Pour Nicolas Hervé, les questions portent aussi sur la protection de son fils avant les faits. Il estime que le foyer d’urgence n’était pas adapté et formule ce regret : « si j’avais su je ne l’aurais jamais laissé ».
La suite dépend désormais de l’instruction judiciaire, qui devra préciser le mobile, le déroulé exact des faits et le rôle de chacun des mis en cause. Les réponses du foyer, de l’ASE et des autorités compétentes seront aussi attendues sur les alertes signalées, les fugues répétées et l’adéquation du placement choisi pour Louis.


