Nicolas Hervé dit aussi vouloir laisser la justice suivre son cours. Dans son récit, l’enjeu immédiat n’est pas d’appeler à la vengeance, mais de préserver la mémoire de Louis. Cette parole donne le point de départ du dossier : un père endeuillé face à une affaire judiciaire en cours.
Après l’Itep, le père raconte six mois d’attente impossible
Le père de Louis relie une partie du parcours de son fils à son TDAH, tel qu’il le décrit dans l’article. Il explique que les crises se manifestaient par de fortes frustrations, notamment quand l’adolescent n’arrivait pas à faire quelque chose. Ces épisodes auraient rendu la vie familiale plus difficile avec l’adolescence.

D’après le récit publié par Entre Nous, Louis avait été suivi en Itep jusqu’à ses 16 ans. Après cette période, Nicolas Hervé dit avoir cherché des solutions auprès de l’ASE, ainsi qu’une réévaluation du traitement. Il résume l’urgence ressentie par cette phrase : « on n’avait pas 6 mois devant nous ».
Le témoignage ne permet pas d’établir, à lui seul, les réponses données par les services concernés. Il documente en revanche la perception du père : celle d’une famille qui dit avoir demandé de l’aide, entre santé mentale, protection de l’enfance et recherche d’un cadre adapté à un mineur fragile.
Ce que recouvre l’ASE
Dans ce dossier, l’ASE désigne l’Aide sociale à l’enfance, service sollicité par la famille pour un placement provisoire. Le Monde rapportait en 2025 que près de 397 000 mineurs et jeunes majeurs étaient concernés par l’ASE en France, avec des tensions documentées sur les places, l’encadrement, la santé et la justice. Ce rappel ne préjuge pas des responsabilités dans le cas de Louis.
Depuis mai, un foyer d’urgence à Narbonne et des fugues répétées
Selon Entre Nous, les parents de Louis ont sollicité l’Aide sociale à l’enfance pour un placement provisoire. À partir de mai, l’adolescent est pris en charge dans un foyer d’urgence à Narbonne, présenté comme une solution transitoire le temps d’une évaluation.

Le père raconte que les fugues se sont multipliées. Il précise toutefois que son fils l’appelait souvent pour lui dire où il se trouvait, par exemple à la plage ou chez une amie. Nicolas Hervé dit qu’il pensait alors garder un lien suffisant avec Louis.
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