
Le 8 juin, plus de 60 000 personnes se sont rassemblées en France, selon le ministère de l’Intérieur cité par Le Monde. Le journal mentionne près de 200 villes mobilisées, devant des palais de justice ou sur des places de mairie.
À Paris, Le Monde a relevé la présence de Flavie Flament, de Lio et de l’autrice Titiou Lecoq dans un cortège composé très majoritairement de femmes. Les slogans visaient notamment les défaillances de la justice et la protection des enfants.
Le même article cite aussi des témoignages de parents et d’anciens professionnels du social, venus demander davantage de moyens. Une ancienne avocate présente au rassemblement parisien a résumé cette attente en déclarant : « Il faut arrêter les discours et passer aux solutions. »
À Meaux, 26 000 dossiers en cours ont été évoqués publiquement
Le Monde rapporte qu’une réunion publique s’est tenue le 17 juin au tribunal de Meaux, après les rassemblements liés à la mort de Lyhanna. Environ 60 personnes y ont assisté, majoritairement des femmes, selon le journal.

Le procureur de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, y a indiqué que 26 000 affaires étaient en cours dans sa juridiction, dont 1 282 concernant uniquement des mineurs, d’après Le Monde. Il a aussi expliqué que les équipes tentaient de hiérarchiser les dossiers les plus urgents.
Le Monde cite également les chiffres donnés localement sur le travail quotidien : environ 30 appels, 80 courriels et 13 signalements d’enfants en danger chaque jour pour les magistrats spécialisés. Le vendredi, ce dernier chiffre pourrait monter à 20 ou 25 signalements.
Dans cette discussion, la demande de moyens pour la protection de l’enfance a rejoint celle d’une réforme plus large. Le Monde indique que des associations défendent une loi globale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, avec des mesures comme des juridictions spécialisées et l’accès gratuit à des soins spécialisés.
La prochaine échéance politique connue concerne l’examen demandé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin sur des dossiers en attente, annoncé avant le 14 juillet selon Le Monde. Les questions ouvertes portent désormais sur les responsabilités exactes dans le suivi du suspect de la mort de Lyhanna, les suites des enquêtes visant Patrick Bruel et la traduction éventuelle des demandes associatives dans un texte de loi.
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