Emmanuel Macron a téléphoné aux parents de Lyhanna, 11 ans, morte après sa disparition à Fleurance, dans le Gers, fin mai 2026. Selon Aufeminin, qui cite notamment Franceinfo et La Dépêche, Brigitte Macron était présente lors de cet appel voulu discret par l’Élysée.
En bref
- —Lyhanna avait 11 ans
- —Les obsèques ont eu lieu le 12 juin
- —Deux inspections sont attendues
Un appel direct aux parents, sans déplacement présidentiel
Selon Aufeminin, Emmanuel Macron a eu un échange téléphonique avec les parents de Lyhanna après la mort de leur fille. Le média, s’appuyant sur Franceinfo et La Dépêche, décrit une conversation « longue, émouvante » pour la famille.

Brigitte Macron se trouvait aux côtés du chef de l’État lors de cet appel, d’après la même source. L’Élysée aurait privilégié la discrétion afin de ne pas « donner l’impression d’instrumentaliser la situation ».
Le président aurait voulu exprimer sa compassion tout en évitant une prise de parole trop spectaculaire. Dans ce dossier suivi de près par l’exécutif, il a aussi appelé à ne pas réagir sous le coup de la colère : Emmanuel Macron a déclaré, selon l’article source, « on ne répond pas à un drame par des cris ».
Le 7 juin, un émissaire de l’Élysée s’est rendu sur place
Avant l’appel présidentiel, le premier contact aurait été établi par Laurent Carrié, chef de cabinet d’Emmanuel Macron, selon Aufeminin. Ancien préfet du Gers, il connaît le territoire où vivait Lyhanna.

D’après La Dépêche, citée par Aufeminin, Laurent Carrié s’est rendu sur place le dimanche 7 juin, « presque incognito ». Il aurait d’abord échangé avec le maire de Fleurance, Grégory Bobatto, avant de rencontrer longuement les parents de la collégienne.
Le même collaborateur a représenté le gouvernement lors des obsèques de Lyhanna, organisées le vendredi 12 juin 2026. Selon Le Monde, la famille avait souhaité tenir les responsables politiques à distance de la cérémonie, à l’exception de certains élus locaux présents depuis les recherches.
11 ans, une disparition le 29 mai et des alertes passées
Selon Le Monde, Lyhanna, 11 ans, a disparu le 29 mai 2026 dans le Gers. Son corps a été retrouvé le 4 juin, d’après le quotidien, et l’enquête s’est rapidement concentrée sur Jérôme Barella, 41 ans, mis en cause dans le dossier.

Le Monde indique que le suspect avait déjà été signalé dans plusieurs procédures ou alertes administratives. Le quotidien cite notamment un premier signalement judiciaire en 2017, une alerte administrative en 2021 et des plaintes pour viol sur mineure déposées en 2022, 2025 et 2026.
Le suspect conteste les faits, selon les éléments rapportés par la presse. À ce stade, l’enquête judiciaire doit encore établir précisément les responsabilités pénales et les éventuels manquements ayant précédé la mort de l’enfant.
La colère de la famille porte notamment sur ces alertes antérieures. L’avocat des parents, Me François Roujou de Boubée, cité par Aufeminin, vise « les moyens qu’on accorde à la justice et à leur efficacité » et estime que « c’est le vrai cœur du problème ».
Deux inspections doivent examiner les défaillances avant le 19 juin
Emmanuel Macron reconnaît des « dysfonctionnements manifestes » dans cette affaire, selon Aufeminin. Le chef de l’État refuse toutefois, d’après le même article, une réponse guidée par la « démagogie » ou la « précipitation ».

Le Monde rapporte que deux inspections administratives ont été demandées : l’une côté gendarmerie, l’autre côté justice. Leurs conclusions doivent éclairer ce qui s’est produit dans le suivi des plaintes, des signalements et des échanges entre services.
Le débat dépasse la seule procédure pénale. Il touche à la capacité des institutions à traiter rapidement une plainte pour violences sexuelles sur mineur, à partager l’information entre parquets et services d’enquête, et à repérer les signaux d’alerte.
Selon Le Monde, les rapports de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale et de l’Inspection générale de la justice doivent être rendus publics le 19 juin. Leur contenu dira si les critiques portent d’abord sur les moyens, l’organisation, les décisions prises localement ou plusieurs de ces points à la fois.
Ce que les inspections doivent éclairer
Selon Le Monde, deux rapports administratifs doivent examiner les possibles défaillances de la gendarmerie et de la justice. Ils sont attendus le 19 juin et pourraient préciser pourquoi plusieurs alertes ou plaintes antérieures n’ont pas conduit à une surveillance plus efficace du suspect.
Les prochaines échéances se concentrent désormais sur la publication des rapports de l’IGGN et de l’IGJ, annoncée par Le Monde pour le 19 juin. L’enquête judiciaire devra aussi préciser le rôle exact du suspect, les circonstances de la mort de Lyhanna et les suites données aux plaintes antérieures. Les conclusions administratives pourraient entraîner des décisions disciplinaires, des ajustements dans le traitement des signalements et de nouvelles prises de parole du gouvernement.


