Une seconde personne du secteur aurait également vu une jeune fille sur cette même route. Les deux témoins ne sont toutefois pas allés à son contact et l’alerte n’a été donnée qu’aux alentours de 19 heures.
Une piste fragile pour les enquêteurs
Le parquet de Montauban a demandé des vérifications après ce signalement. Les témoins ont été entendus, et les enquêteurs ont cherché d’éventuelles images de vidéosurveillance dans le secteur.

Ces vérifications se heurtent à plusieurs difficultés. Le secteur concerné ne serait pas couvert par la vidéoprotection, et des divergences sont apparues sur l’âge ou la tenue de la jeune fille aperçue.
Contactée par La Dépêche, la vice-procureure de Montauban, Alice Gardair, a appelé à la prudence : « ces signalements n’ont pu être corroborés ». Elle a aussi souligné que le délai entre l’observation et l’alerte avait compliqué les recherches.
À ce stade, aucun élément ne permet donc d’affirmer que la jeune fille vue sur la D45 était Lyhanna. La personne signalée n’a pas été retrouvée.
Pourquoi la prudence s’impose
Un signalement tardif, sans contact direct avec la personne observée et sans image de vidéosurveillance, reste difficile à vérifier. Les enquêteurs peuvent l’intégrer au dossier, mais la justice ne peut pas le traiter comme une certitude sans élément matériel ou recoupement solide.
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